Five

Un hymne à l'amitié entre jeunes. Inventif, drôle, percutant
De
Igor Gotesman
Avec
Pierre Niney, Igor Gotesman, François Civil, Margot Bancilhon, Idrissa Hanrot
Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

Thème

Comme les doigts d’une main, Ils sont cinq. Cinq amis d’enfance (quatre garçons, une fille), tous très différents, mais pourtant potes « à la vie, à la mort ». Vivre ensemble, sous le même toit, serait pour eux le comble du bonheur. Et  justement, voilà que le plus riche d’entre eux, Samuel (Pierre Niney)  finit par dégoter l’appartement de leurs rêves ! Le loyer, assure-t-il, sera payé par son père qui le croit étudiant en médecine. Quand le père en question finit par découvrir  qu’en fait son fils n’a jamais mis les pieds à la fac et qu’il veut devenir comédien, il coupe les vivres à son rejeton !  Lequel décide de ne rien dire à ses « colocs » et de trouver de l’argent par ses propres moyens….Les péripéties vont s’enchaîner. Toutes plus rocambolesques les unes que les autres. Il  y sera question de drogue, de malfrats,  de courses-poursuites,  etc... L’amitié  du quintet  tanguera mais survivra...

Points forts

- Le sujet même du film, qui est l’amitié. Mais  attention ! Pas l’amitié de circonstance. Non, la vraie de vraie, celle qui dure et perdure quoi qu’il  arrive, au delà des disputes et des "emmerdements" de tous ordres. Cette amitié-là,  indéfectible, qui circule dans ce « Five » à travers tout le scénario, on sent que Igor Gotesman la connaît sur le bout de son cœur.  Il la célèbre  dans son film. Et, en ces temps d’individualisme triomphant, c’est plutôt réconfortant .  

- Le scénario. Nous entraînant dans des aventures rocambolesques d’une drôlerie souvent  loufoque, il va bien au delà d’une comédie sur les heurs et malheurs de la colocation.  Résultat : on « cascade » de fous rires en surprises. Et tant pis  (ou tant mieux) si certaines situations sont à peine crédibles, on s’amuse comme des gamins pris le nez dans le pot de confiture. Au premier degré.

- L’invention langagière. Elle est parfois limite,  voire outrancière, mais certains néologismes, comme « la gênance » ont un charme fou.

- La distribution. Même si, dans le film, chaque membre  du quintet n’a pas un rôle égal, les comédiens (quelle que soit la longueur de leur partition) sont  tous excellents. En tête, tout de même, Pierre Niney (Samuel), qui renoue ultra brillamment avec un registre comique délaissé ( au cinéma) depuis « Vingt ans d’écart ».  Et aussi François Civil, à qui on ne connaît pas d’équivalent pour sortir des vannes scatologiques sans tomber dans la vulgarité.

-  Les « guests », autrement dit, les invités surprises. Quel plaisir, les apparitions de Fanny Ardant et Pascal Demolon, dans des rôles bien déjantés !

- Le rythme du film. Il n’a pas de temps mort et pourtant, on est loin des montages « clips » ou « téléfilms ». En plus, l’image est belle.

Quelques réserves

- Le traitement inégal des personnages du quintet.

- Certaines facilités scénaristiques, (pardonnables pour un premier film).

Encore un mot...

Sauf à être bégueule, il ne faut pas bouder son plaisir devant ce film,  frais, drôle, dynamique, sympathique, inventif aussi, et qui se revendique  ouvertement de Cédric Clapisch et de Judd Apatow. Générationnel ? Et Alors ! Ce n’est pas tous les jours que, sur les écrans, on donne à entrer, sans mièvrerie, par la porte du rire et  de l’amitié, dans le monde des vingt/vingt-cinq ans. Certes, il faut supporter les blagues "pipi-caca-boudin"...

Une phrase

« Parfois, c’est pas parfait, mais c’est pas grave ! »

L'auteur

Contrairement à beaucoup de ses jeunes confrères, Igor Gotesman n ‘est pas tombé dans la marmite cinéma quand il était tout petit.  Après le bac, Il s’était  d’ailleurs sagement lancé dans des études de Droit. C'est un dessin animé, « Les Indestructibles », qui  lui inocule,  un jour, le virus du 7ème art. Il plaque alors la fac et passe des castings. Mais les rôles qu’on lui propose  ne lui plaisant pas, il décide de s’en écrire lui-même, tout en enchaÏnant des petits boulots pour vivre. De fil en aiguille, il passe à la réalisation. Son premier court-métrage, « Think », date de 2008, le second, intitulé  (déjà !) « Five », de 2011. Parallèlement, il continue à écrire, notamment, les trois saisons de la série «"Casting(s)" avec Pierre Niney  ( il s ‘ y octroie le rôle du directeur de casting). En 2014, il est le co-signataire du scénario de « Le Nouveau » de Rudi Rosenberg.

« Five », qui est son premier long métrage, est l’adaptation  du « court »  éponyme qu’il avait réalisé en 2011.

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