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Ghost in the shell

Qu'est-ce que Juliette Binoche est allée faire dans ce film?
De Rupert Sanders
Avec Scarlett Johansson, Juliette Binoche, Takeshi Kitano, Michael Pitt, Pilou Asbæk, Chin Han.

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Publié le 01 avr . 2017

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2,0A la rigueurA la rigueur

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On la nomme Major et c’est Scarlett Johansson qui endosse le personnage de cette humaine dont il ne reste que le cerveau, le reste ayant été robotisé. Nous sommes dans un monde futur et si le corps parfait du Major est en acier – c’est Scarlett Johansson tout de même -, son cerveau lui permet de ressentir des émotions bien humaines, heureusement pour la suite de l’intrigue. Elle est chef d’une unité d’élite dans une ville tentaculaire. Elle poursuit un individu dangereux qui veut contrôler les réseaux et les esprits. En se lançant dans ce combat, le Major découvre que sa nouvelle vie de robot intelligent est fondée sur un mensonge. Elle va tenter d’élucider son passé pour retrouver ses racines et peut-être sa famille.

Points forts

- « Ghost in the shell », un revenant dans une coquille, traduction qui correspond assez bien à l’histoire du Major, est adapté d’un manga intitulé « Policiers anti-émeute en carapaces offensives », autre titre suggestif. Cette œuvre de science fiction a fait l’objet, depuis sa publication au Japon en 1989, de multiples adaptations en films d’animations et longs métrages.
 
- Si l’on aime les effets spéciaux, et pourquoi pas, on ne sera pas déçu par la déferlante. La mégapole où évolue l’unité d’élite est spectaculaire. C’est un jaillissement et une invention permanents.
 
- Scarlett Johansson, la star du film, égérie de Woody Allen dans « Match Point », beauté parfaite dans « La jeune fille à la perle », a déjà goûté à de grosses productions comme « Captain America : civil war », « Avengers : l’ère d’Ultron » ou « Lucy » de Luc Besson. On lui souhaite de garder les deux pieds dans les deux genres : la grosse caisse hollywoodienne et les films un peu plus cérébraux.

Points faibles

L’intrigue est attendue et pauvre. Si l’on compare le film à « Blade Runner » ou au « Cinquième élément », puisqu’on est dans des œuvres semblables, on ne peut être que déçu. Dans ces deux films-là, il y avait une approche singulière de la science fiction que l’on ne retrouve pas dans « Ghost in the shell ».

En deux mots ...

Outre Scarlett Johansson, un bonheur n’arrivant jamais seul, la production a enrôlé deux grands du cinéma qu’on n’attend pas nécessairement dans ce genre de film : Juliette Binoche et le réalisateur japonais Takeshi Kitano : bravo à la directrice du casting.

Un extrait

« La science-fiction n’est pas mon truc mais mes enfants m’ont incitée à faire le film. Quand j’ai lu le scénario la première fois, je n’ai rien compris ». Juliette Binoche

Le réalisateur

Né en 1971 à Londres, Rupert Sanders s’est fait les dents sur des tournages publicitaires avant de réaliser son premier long-métrage, « Blanche-Neige et le chasseur », avec Kristen Stewart et Charlize Theron, qui a obtenu deux nominations aux Oscars (mais pas de prix) et généré, nous apprend le dossier de presse de « Ghost in the shell », près de 400 millions de dollars de recettes mondiales. Pas mal. Peut-il mieux faire encore avec son nouveau film ? Si c’est la préoccupation de ses producteurs, la nôtre est la réussite artistique. Voyons cela.

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