JURASSIC WORLD : LE MONDE D’APRÈS

Trente ans après la création du phénoménal « Jurassic Park », sa suite, « Jurassic World » clôt sa trilogie. L’occasion d’un film spectaculaire et (gentiment) terrifiant. Attention, ça chauffe et on en prend plein les mirettes !….
De
COLIN TREVORROW
Avec
CHRIS PRATT, BRYCE DALLAS HOWARD, LAURA DERN, JEFF GOLDBLUM…
Notre recommandation
3/5

Infos & réservation

Thème

Quatre ans après l’explosion du volcan de l’île qui était leur réserve, les dinosaures se sont propagés sur les cinq continents, forçant les hommes à une cohabitation plus que difficile. Il semble bien que la fragile domination de l’espèce humaine sur la terre soit désormais mise en péril. D’autant que les hommes qui n’ont toujours pas compris la leçon quant à la préservation de la planète, continuent à être négligents. La preuve : ils ont conçu une race de sauterelles qui échappe à leur contrôle et ravage les cultures agricoles. Owen Grady, le comportementaliste animalier de la série World (Chris Pratt), sa compagne, la très belle et très féminine Claire Dearing ( Bryce Dallas Howard), Ellie Sattler, l’intrépide paléobotaniste déjà présente dans le premier Jurassic Park (Laura Dern) et le docteur Alan Grant, le paléontologue réchappé lui aussi de Jurassic Park (Sam Neill) vont unir leurs forces et leurs savoirs afin d’essayer de décoincer la situation.

Points forts

-  Évidemment, Universal Pictures et Amblin Entertainment ne pouvaient pas laisser en plan une des séries les plus cultes de l’histoire du cinéma, celle des Jurassic Park (adaptée du livre de Michael Crichton) entamée en 1993 par un Steven Spielberg au meilleur de sa forme. Après deux autres opus aussi spectaculaires mais un peu moins bons que le premier suivra une série intitulée Jurassic World. La feuille de route de cette dernière ? Rester fidèle à l’esthétique et à l’esprit de la série initiale (un réalisme saisissant, des effets spéciaux à couper le souffle et une dénonciation de la folie destructrice des hommes), tout en lui donnant une tournure plus écolo. Après les deux premiers numéros sortis en 2015 puis en 2018 voilà qu’arrive sur les écrans français le volet final de la série.

- Pour ce film ultime, les studios ont mis tous les atouts de leur côté. Ils ont confié son scénario à trois scénaristes confirmés et offert sa mise en scène à l’un d’entre eux, Colin Trevorrow, qui s’était déjà occupé (avec succès ) de la réalisation du premier volet de la série World.

- La distribution n’est pas en reste, qui rassemble les stars des Jurassic World précédents (Bryce Dallas Howard, Chris Pratt, etc.) et celles des premiers Jurassic Park (Laura Dern, Jeff Goldblum et Sam Neill). Elles ne sont pas trop nombreuses pour défendre ce blockbuster de 2h27 dont l’ambition est de réveiller les consciences sur la nécessité de protéger la planète et de faire coexister au mieux ses occupants, humains et animaux.

Quelques réserves

 - Le scénario semble trop mince au regard de la durée du film. Le résultat est que l’action piétine souvent, et donne même l’impression de répétitions dans ses effets spéciaux. Il y a aussi quelques invraisemblances qui étonnent (et détonnent) beaucoup dans un film d’un budget aussi pharaonique et qui a réuni la crème des équipes des studios.

Encore un mot...

Il est difficile de préjuger de l’accueil qui sera réservé à ce film monstre si spectaculaire de son premier à son dernier plan. Quoi qu’en diront les critiques, il est probable que les fans de la série s’y précipiteront, ne serait-ce que pour se délecter, une dernière fois, de ce spectacle incroyablement saisissant de dinosaures réintroduits dans toute leur monstruosité dans le monde moderne. Qu’ils en sortent déçus ou enthousiastes est une autre affaire… qui n’aura rien à voir avec le box office.

Une phrase

«Jurassic World : le monde d’après est le chapitre final de cette saga Jurassic » jamais égalée puisqu’elle s’étend sur trente ans. Il ne ressemble à aucun des volets qui l’ont précédé et, ce, à dessein. Une catastrophe sans précédent en plein milieu de la trilogie des World est venue changer la donne : les dinosaures ont été exfiltrés de leur île et relâchés dans le monde moderne… C’était l’occasion d’explorer les conséquences d’une telle “catastrophe” . (Colin Trevorrow, réalisateur).

L'auteur

Diplômé de la Tisch School of the Arts de l’Université, Colin Trevorrow, né le 13 septembre 1976 à San Francisco, écrit et réalise son premier court-métrage en 2002, à 26 ans. Quatre ans et un documentaire (Reality Show) plus tard, il s’essaie au long métrage de fiction. C’est Safety Not Guaranteed, grâce auquel il remporte le Prix du meilleur scénariste au Festival de Sundance 2012. Il est lancé.

En mars 2013, Universal Studios annonce qu’il réalisera Jurassic World, le quatrième opus de la série Jurassic Park, lancée par Steven Spielberg. Le film, qui sort en 2015, est un succès. Afin de réaliser, entre autres, de son côté, The Book of Henry (sorti en 2017), le cinéaste californien laisse  Juan Antonio Bayona prendre les rênes du Jurassic World 2. Il les lui a reprises pour le volet de clôture de cette saga mythique, l’une des plus rentables et des plus populaires de l’histoire du cinéma. 

Colin Trevorrow travaille actuellement à la production Intelligent Life, un thriller de science-fiction dont la sortie est prévue pour l’année prochaine.

Et aussi


- LA CHANCE SOURIT À Mme NIKUKO  d’AYUMU WATANABE - FILM d’ANIMATION

Mère célibataire exubérante et bien en chair, Nikuko adore se laisser aller à ses envies : manger, boire, plaisanter et surtout séduire. Elle a un faible pour les hommes qui n’en valent pas toujours la peine, des hommes qui l’exploitent et la ruinent. Après avoir pas mal bourlingué dans son pays, elle décide de s’installer avec sa fille, la longiligne et tourmentée Kikurin, dans un petit village de pêcheurs où elle va vivoter de son travail dans un restaurant traditionnel. Entre la mère et la fille, les relations ne sont pas toujours au beau fixe. Jusqu’au jour où ressurgit un secret du passé, qui va changer le regard de Kikurin…

Après Le Dinosaure (2006) et Les Enfants de la mer (2019), le réalisateur japonais a eu envie de réaliser un film à sa manière (l’animation) à destination et des adultes et des enfants. Il a jeté son dévolu sur le roman à succès (350.000 exemplaires vendus) d’une de ses compatriotes, Kanako Nishi, un roman qui aborde avec originalité et tendresse les émois et les turbulences sentimentales de l’adolescence et aussi les rapports fille-mère. Son film, dont l’esthétique se rapproche de celle du manga, est une merveille de charme, de délicatesse, d'humour et d'émotion aussi. On songe au grand Hayao Miyazaki. C’est tout dire. A partir de dix ans.

Recommandation  : 4 coeurs

 

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