A voir au cinéma cette semaine

Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

Et aussi

  • Les enfants de la Résistance de Christophe Barratier - Avec Lucas Hector, Nina Filbrandt, Octave Gerbi, Gérard Jugnot, Artus…

Pendant l’occupation allemande, en 1940, durant la Seconde Guerre mondiale. Dans leur village de l’Est de la France, trois enfants, François et Eusèbe, deux garçons de treize ans et Lisa, une petite réfugiée de neuf ans, se lancent dans une aventure secrète et dangereuse : résister à l’ennemi. Sous le nez de leurs parents, qu’ils trouvent trop passifs face à l’occupant, de leurs amis et surtout des Forces d’Occupation, ils mènent des actions clandestines : diffusion de tracts, arrachage des affiches de propagande nazie mais aussi sabotages et autres missions périlleuses. Les Allemands sont en émoi…

Pour son huitième film, Christophe Barratier (Les ChoristesLa Nouvelle Guerre des boutons), replonge dans l’enfance, son sujet favori. Cette fois-ci, avec l’aide de Stéphane  Keller, il a adapté la bande dessinée culte du même titre de Benoît Ers et Vincent Dugommier (3 millions d’exemplaires vendus). Ce long métrage sur l’Occupation et la Résistance est de la pure fiction, mais on y croit  car tout paraît vrai, avec en plus, par rapport à bien d’autres films traitant du même sujet, une bonne dose d’humour et de fantaisie, et cela, sans une once de leçon de morale. Comme toujours avec le cinéaste, la distribution est idéale, enfants comme adultes, parmi lesquels Artus et Gérard Jugnot. Idéal pour retrouver en famille les heures noires de l’Occupation.

Recommandation : 3,5 cœurs

Dominique Poncet

 

  • Aucun autre choix de Park Chan-wook - Avec Lee Byung-Hun, Ye-jin Son, Park Hee-Soon…

You Man-su (Lee Byung-hun) est cadre dans une usine de papier. C’est un homme heureux à qui tout réussit jusqu’au jour où il se retrouve brutalement licencié. Dès lors, sa vie bascule. Ne supportant pas de perdre son statut social et son confort, il décide alors d’éliminer tous ses concurrents afin de retrouver son bonheur perdu…

Nouvelle adaptation du roman Le Couperet de Donald E. Westlake (déjà porté à l’écran par Costa-Gavras en 2005), Aucun autre choix est une réussite. Malgré quelques digressions et des longueurs évidentes, le film de Park Chan-wook promet de séduire les afficionados du cinéaste. Ce thriller habile mâtiné d’humour noir est un véritable condensé du meilleur du cinéma coréen. C’est drôle, grinçant mais aussi émouvant à bien des moments. Dans le rôle principal, Lee Byung-hun (déjà vu chez Park Chan-wook notamment dans Joint Security Area) délivre une prestation incroyable. Il n’y a donc aucun autre choix que de voir ce film ! 

Recommandation : 4 cœurs

Antoine Le Fur

 

  • Les Dimanches de Alauda Ruiz de Azúa - Avec Blanca Soroa, Patricia López Arnaiz, Juan Minujin…

Après une semaine passée dans un couvent, Ainara, 17ans (Blanca Soroa), rentre chez elle et fait part à son père, Iñaki (Miguel Garcès)) et à sa tante, Meite (Patricia López Arnaiz) de sa volonté de suivre un stage dans un couvent, afin  de tester son envie d’entrer définitivement dans les Ordres. L’annonce de la jeune fille prend tout le monde au dépourvu et met à mal l’équilibre familial. Sans s’élever violemment contre la décision d’Ainara d’embrasser une carrière religieuse, Iñaki pense qu’elle devrait plutôt poursuivre ses études, mais  Meite, viscéralement athée, essaie de convaincre sa nièce que sa décision provient en fait d’un profond mal être. Mais aucun argument  ne troublera Ainara. Inébranlable,  elle prendra le voile…

La vocation religieuse chez les ados n’est pas un sujet qui abonde sur les écrans. Trop « touchy », trop délicat à traiter, et aussi, sans doute, trop peur d’ennuyer! Il faut donc mettre à l’honneur Les Dimanches, le troisième film de l’espagnole Alauda Ruiz qui aborde frontalement le bouleversement qu’est (souvent) pour les familles l’annonce de la vocation religieuse d’un de ses membres. La cinéaste traite ce sujet difficile avec beaucoup d’intelligence et de finesse, sans  basculer un seul instant dans le manichéisme, la bien-pensance ou le jugement à l’emporte-pièce. Elle déjoue les clichés aussi, faisant, par exemple, de son apprentie novice, non pas une jeune fille « bénie-oui-oui » enfermée dans des préjugés moraux, mais une adolescente qui aime la vie et se permet même de goûter aux plaisirs de la chair avec un garçon de son âge. La complexité de son héroïne, la diversité et le dévoilement des fragilités de la famille, …voilà qui rend son film passionnant à bien des égards et qui lui a valu de rafler la Coquille d’or au dernier festival de Saint-Sébastien.

Recommandation : 4 cœurs

Dominique Poncet

 

  • Les voyages de Tereza de Gabriel Mascaro - Avec Denise Weinberg, Rodrigo Santoro, Miriam Soccáras…

Tereza (Denise Weinberg) a vécu toute sa vie dans une petite ville d’Amazonie. Un jour, elle reçoit l’ordre officiel du gouvernement brésilien de s’installer dans une colonie pour personnes âgées afin de profiter de leurs dernières années. Mais la vieille dame refuse ce destin imposé et prend la fuite à travers son pays, bien décidée à accomplir son rêve secret…

Grand Prix – Ours d’Argent lors de l’édition 2025 de la Berlinale, Les Voyages de Tereza du Brésilien Gabriel Mascaro (RodéoDivine Love…) est un film assez inclassable mais dont le charme opère dès les premières minutes. Ce joli ovni cinématographique séduit pour son beau portrait de femme (interprétée par la magnifique Denise Weinberg) et son atmosphère onirique. Si le spectateur peut parfois se perdre dans les méandres de cette histoire un tantinet tortueuse, force est de constater qu’il serait tout de même bien dommage de ne pas suivre Tereza dans ces différents voyages.

Recommandation :  3 cœurs

Antoine Le Fur

 

  • Les Immortelles de Caroline Deruas Peano - Avec Lena Garrel, Louiza Aura, Emmanuelle Béart…

Sud de la France, 1992. Charlotte (Lena Garrel) et Liza (Louiza Aura) sont, depuis l’enfance, comme les deux doigts d’une même main. Elles partagent tout : leur gaieté de vivre, leur impertinence, leur amour infini pour la musique pop (l’une en joue, l’autre, la chante) et leur désir d’aller vivre à Paris. Mais un jour, Liza disparaît brutalement, et Charlotte se retrouve seule, désemparée et inconsolable. Elle va tenter de continuer à porter leurs rêves communs. 

Pour ce très joli film qui raconte une histoire d’amitié hors-norme entre deux ados, brisée par la disparition de l’une d’entre elles, Caroline Deruas Peano a puisé dans ses souvenirs d’adolescence dans le Sud. Mais là où certains cinéastes auraient plongé dans la reconstitution et cherché le réalisme, la réalisatrice essaie surtout de nous faire ressentir la beauté et la force des sentiments qui lient les deux jeunes filles, que l’une, après la mort soudaine de l’autre, s’évertuera à prolonger dans des rêves éveillés que, désormais, elle doit porter seule. Sensible, touchant et romantique. 

Recommandation : 3 cœurs

Dominique Poncet

 

  • LOL 2.0 de Lisa Azuelos - Avec Sophie Marceau, Thaïs Alessandrin, Vincent Elbaz…

Anne (Sophie Marceau) peut enfin profiter de sa nouvelle vie après le départ de ses enfants. Mais sa tranquillité est mise à mal le jour où sa fille Louise (Thaïs Alessandrin) revient vivre chez elle et que son fils Théo (Victor Belmondo) lui annonce qu’il va avoir un enfant. C’est un véritable cataclysme pour Anne qui, au milieu de tous ses bouleversements, découvre que l’amour peut encore lui réserver bien des surprises lorsqu’elle rencontre le séduisant Vincent (Vincent Elbaz)…

C’est un film culte pour toute une génération. En 2009 sortait LOL de Lisa Azuelos qui allait totaliser plus de 3 millions d’entrées rien qu’en France. Un triomphe public et un remake américain (LOL USA, également réalisé par Lisa Azuelos en 2012) plus tard, voici donc LOL 2.0, dans lequel les spectateurs retrouvent Anne, toujours campée par Sophie Marceau. À la différence du premier volet qui se concentrait essentiellement sur les lycéens des années 2000, ce nouveau film s’intéresse surtout sur la vie des jeunes adultes d’aujourd’hui, entre rêves et galères. Bien sûr, cet épisode ne brille pas toujours par son scénario, assez léger. Néanmoins, malgré ses défauts, LOL 2.0 réussit à être un feel good movie tout à fait honnête, qui a tout pour séduire les spectateurs nostalgiques du LOL d’origine.

Recommandation :  3  cœurs

Antoine Le Fur

Ajouter un commentaire

Votre adresse email est uniquement visible par Culture-Tops pour vous répondre en privé si vous le souhaitez.

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Vous pourriez aussi être intéressé