Les Bêtises

De
Rose et Alice Philippon
Avec
Jérémie Elkaïm, Sara Giraudeau, Jonathan Lambert, Anne Alvaro, Jacques Weber
Notre recommandation
3/5

Infos & réservation

Thème

François, la trentaine (Jérémie Elkaïm), ne fait que des bêtises parce que sa mère l’a abandonné bébé. Pour rassembler sa vie éparpillée, il part à la recherche de sa génitrice. Et le voilà à la porte d’une jolie maison où se prépare la fête d’anniversaire du père de famille, à la retraite (Jacques Weber). Quand François sonne à la porte, on le prend pour l’extra en retard et on le dirige vers le bar où l’attend Sonia (Sara Giraudeau), une souriante et très jolie serveuse. Mais avant que nos deux extras tombent à la fin dans les bras l’un de l’autre, il va se produire beaucoup d’aventures grâce à l’énorme maladresse de François.

Points forts

On est chez Jacques Tati à la puissance cent avec Jérémie Elkaïm, le gaffeur en chef. Ce qui pourrait être grave, la recherche et la reconnaissance hypothétique de la mère (Anne Alvaro), devient léger, aérien. D’une histoire vraie arrivée à un cousin – il est resté une heure avec sa mère biologique, pour ne plus la revoir - les sœurs Philippon font une histoire folle. L’atout maître de cette comédie est la distribution: Jérémie Elkaïm, tellement lunaire; Sara Giraudeau, tellement lumineuse; Jacques Weber, parfaitement paisible et méconnaissable; Jonathan Lambert, organisateur agité de cette fête qui va à vau l’eau.

Quelques réserves

Dans ce genre de comédie pleine de gags, le défi, c’est de tenir la distance. Ce n’est pas gagné. Une fois qu’on a compris que François ne changera pas, qu’il ne peut que déchaîner les catastrophes autour de lui, plus rien de neuf ne survient. Heureusement, il y a la chanson qui donne son titre au film, « Les bêtises », réarrangée avec bonheur par Fred Avril, compositeur, entre autre, de la musique de « Sparrow » de Johnnie To. Pendant la fête, en désespoir de cause, parce que sa mère biologique reste cachée, François commence à interpréter au micro, sur la terrasse, le fameux tube : « Fallait pas m’laisser, tu vois ! Il est beau le résultat ! Je fais rien que des bêtises, des bêtises quand t’es pas là ! ». Plus il chante et plus il s’affirme et se déchaîne. Un joli moment.

Encore un mot...

Heureusement, il y a la chanson qui donne son titre au film, « Les bêtises », réarrangée avec bonheur par Fred Avril, compositeur, entre autre, de la musique de « Sparrow » de Johnnie To. Pendant la fête, en désespoir de cause, parce que sa mère biologique reste cachée, François commence à interpréter au micro, sur la terrasse, le fameux tube : « Fallait pas m’laisser, tu vois ! Il est beau le résultat ! Je fais rien que des bêtises, des bêtises quand t’es pas là ! ». Plus il chante et plus il s’affirme et se déchaîne. Un joli moment.

L'auteur

Il y a les frères Dardenne, les frères Coen, les frères Taviani, les frères Larrieu, voici aujourd’hui les sœurs Philippon et leur premier film, « Les bêtises ». Elles sont complémentaires : Rose est diplômée de la Femis, en scénario. Alice de Louis-Lumière, en section photographie. Rose a publié un roman pour la jeunesse, « La fureur d’Alexandre Raimbaud ». Alice a travaillé aux côtés de la photographe Dominique Issermann. Après ce premier film, elles n’envisagent pas de faire du cinéma l’une sans l’autre...

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Pour les acteurs et une chanson, graine de tube.

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