Cinéma/Séries TV

Lolo

Lolo après Tanguy: bon mais un peu too much...
De Julie Delpy
Avec Dany Boon, Julie Delpy, Vincent Lacoste, Karin Viard

Infos & réservation

Lu / Vu par

François Quenin
Publié le 28 oct . 2015

Recommandation

3,0BonBon

Thème

A 40 ans, Violette (Julie Delpy), grande figure de la mode parisienne, vit seule avec son grand fils Lolo (Vincent Lacoste), grand amour de sa vie puisqu’elle n’en a pas d’autre et qu’il ne veut pas la lâcher. Au cours d’une thalasso à Biarritz avec sa meilleure copine et confidente, Ariane (Karin Viard), elle rencontre un gentil informaticien, Jean-René (Dany Boon), et c’est le coup de foudre. Jean-René prend un appartement à Paris pas trop loin de Violette. Et Lolo, le fils chéri qui approche de la trentaine et a "détruit" tous les amoureux précédents pour garder sa mère pour lui tout seul, observe Jean-René, avant de l’écraser comme les autres.

Points forts

- La relation toxique mère-fils est excellemment décrite, de même que Vincent Lacoste est parfait en fils à maman qui n’aime personne sauf lui-même.

- Les deux amies pimbêches parisiennes, Violette et Ariane, sont plus vraies que nature. Julie et Karin en font des tonnes mais on ne parvient pas à les détester.

- Le pauvre Jean-René est gentil mais pas bête. Après s’être fait rouler dans la farine par le méchant Lolo, il parviendra à son tour à remettre Lolo à sa vraie place : hors de l’appartement où vie sa mère.

Points faibles

On a eu Tanguy, on a Lolo, des enfants victimes de l’éducation post Dolto qu’on a laissés grandir en liberté sans jamais les contrarier. Comme le dit le pédagogue Philippe Meyrieu : « Nous vivons pour la première fois dans une société où l’immense majorité des enfants qui viennent au monde sont des enfants désirés. Jadis la famille faisait des enfants, aujourd’hui c’est l’enfant qui fait la famille, nous ne pouvons rien lui refuser ». La maman de Lolo s’est laissée manger par son fils. Cela en devient caricatural. Trop c’est trop…

En deux mots ...

La comédie mélange plusieurs thèmes porteurs : la femme de quarante ans qui a peur de vieillir seule, le garçon de vingt ans passés qui ne veut pas partir, le milieu parisien de la mode égocentrique et méchant, c’est le meilleur du film. Cerise sur le gâteau, on a une apparition de Karl Lagerfeld tel qu’en lui-même et que Jean-René, complètement "bourré", par les soins de Lolo, va embêter au cours d’une mémorable soirée.

Une phrase

Qui seront deux, de Julie Delpy:

- « J’ai écouté Godard qui m’avait dit : suis ton propre chemin, tu es la rivière et eux, les deux rivages qui vont essayer de te canaliser et te banaliser ».

- « Mes projets restent souvent bloqués au niveau du financement : aux Etats-Unis, on paie, encore aujourd’hui, le prix d’être une femme. La France est beaucoup plus évoluée ».

Le réalisateur

Dès l’âge de 16 ans, en 1985, Julie Delpy, dont les parents étaient comédiens, a tourné avec Godard, Leos Carax, Krzystof Kieslowski, Agnieszka Holland, Volker Schlöndorff… Puis elle en a eu marre de certaines pratiques en vogue dans le cinéma français de la part de réalisateurs un peu trop pressants avec les jeunes et jolies comédiennes et elle s’est installée à Los Angeles où elle vit encore aujourd’hui. 

A 34 ans, en 2002, sort son premier film de réalisatrice, « Looking for Jimmy ». Suivent : « 2 days in Paris », « La comtesse », « Le skylab » et « 2 days in New York ». A part  « La comtesse », film fantastique, les autres sont des comédies inspirées de sa vie présente et passé. Et voici « Lolo », encore une comédie qui, on le lui souhaite, ne doit rien à sa vie présente...

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.