Steve Jobs

Secret d'enfance
De
Danny Boyle
Avec
Michael Fassbender, Kate Winslet, Seth Rogen, Jeff Daniels
Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

Lu / Vu par Culture-Tops

Thème

Le film se déroule en trois actes:

1 - Lancement du Macintosh sur le campus du De Anza College, au cœur de Cupertino, en Californie, qui abrite aujourd'hui le siège d'Apple. Le réalisateur a tourné dans le Flint Auditorium où Steve Jobs avait réellement dévoilé son mac en 1984.  

2 - Steve Jobs, viré de Apple, lance en 1988 le NexTcube qui sera un échec, avec pour décor, dans le film mais pas dans la réalité, l’opéra de San Francisco. 

3 - L’apothéose, dans la salle de concert futuriste Davies Symphony Hall, au centre de San Francisco, en 1998: la révélation de l’iMac, qui doit beaucoup au NexTcube, avec un design séduisant, et un Steve Jobs qui a réintégré Apple pour en prendre les rennes.

Points forts

- Il y a deux personnages centraux dans ce film: Steve Jobs et son « épouse de bureau », comme il disait, Joanna Hoffman, interprétés respectivement par Michael Fassbender et Kate Winslet. Les deux comédiens transmettent à l’écran cette fureur de créer propre aux grands basculements d’époque. L’ordinateur pour tous en est un. Il a transformé notre quotidien et ce n’est pas fini, ce que montre avec enthousiasme Danny Boyle.

- Comme beaucoup de fortes personnalités, Steve Jobs a des failles béantes dans lesquelles le cinéaste ne manque pas de fourrager. Steve a été adopté bébé dans des conditions dramatiques : sa mère adoptive l’a ignoré pendant un an jusqu’à la fin de la procédure d’adoption par peur de s’attacher si la procédure échouait. Le patron d’Apple ne saura jamais comment s’y prendre avec sa fille. Il ne sera pas plus humain avec ses collaborateurs et les règlements de compte dans son entourage professionnel en seront la conséquence logique.

Quelques réserves

Si le scénario est très bien écrit et dialogué, il n’est pas évident de transmettre à l’écran, malgré une excellente scénographie, les arcanes d’une invention aussi aride quoique passionnante, celle des entrailles d’un ordinateur. Dany Boyle s’y est essayé sans réussir totalement son coup.

Encore un mot...

Le scénariste Aaron Sorkin a rencontré tous les protagonistes importants de l’époque, Joanna Hoffman, la plus proche, Steve Wozniak qui formait un tandem boiteux avec Jobs, John Sculley, patron de Pepsi qui n’a pas réussi à faire équipe avec le créateur de MacBook. Le paradoxe est que cet homme protée, Steve Jobs, qui savait réunir les plus grands talents du monde pour des projets utopiques qui se sont réalisés, était quelqu’un de profondément solitaire parce que définitivement déchiré par son enfance. 

Une phrase

« Il avait un blocage qui l’empêchait de se mettre en position de vulnérabilité et de s’ouvrir aux autres. J’ai regardé de nombreuses interviews et je pouvais discerner cette garde qu’il ne baissait jamais ».

Michael Fassbender

L'auteur

Le cinéaste britannique Danny Boyle, 59 ans, a reçu en 2009 huit oscars, dont ceux de meilleur réalisateur et meilleur film, sans compter le César du meilleur film étranger pour son extraordinaire « Slumdog Millionnaire » qui se déroule en Inde. Son film suivant, plus intimiste mais tout aussi spectaculaire, « 127 heures », raconte comment un athlète coincé dans un canyon s’est sectionné le bras pour se délivrer : authentique… Avant ces deux longs métrages hors normes, il avait réalisé en 1993 « Petits meurtres entre amis », en 1995 « Trainsportting » et en 2006 « Sunshine » qui a connu un beau succès. Pour son nouveau film, « Steve Jobs », il a adapté un scénario du dramaturge Aaron Sorkin qui s’est lui-même inspiré d’une biographie de Walter Isaacson.

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