A voir au cinéma cette semaine

Notre recommandation
3/5

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  • Sauvage de Camille Ponsin - Avec Céline Sallette, Lou Lampros, Bertrand Belin…

Sam (Céline Sallette) et Karl (Bertrand Belin) vivent au cœur des Cévennes dans une communauté. Leur fille, Anja (Lou Lampros), dont la singularité attire la curiosité de leur entourage, décide un jour de vivre à l’écart des autres, en s’isolant dans les bois. Peu à peu, elle va bousculer l’équilibre de la vallée et de ses habitants. Au fil des mois, Sam devient son seul contact avec l’extérieur…

Premier long-métrage de fiction du documentariste Camille Ponsin, Sauvage est tiré d’une histoire vraie. À savoir celle de Nana et de sa fille « perdue dans les bois ». Pour donner vie à ces deux femmes, le réalisateur a fait appel à un magnifique duo d’actrices, Céline Sallette et Lou Lampros. Deux comédiennes bouleversantes dans un film qui séduit par sa beauté plastique et sa description du monde rural. Si le scénario manque parfois d’entrain, Sauvage reste malgré tout une proposition cinématographique assez intéressante au sein d’un cinéma français dont l’inspiration n’est (hélas) pas toujours le maître mot.

Recommandation : 3 cœurs

Antoine Le Fur

 

  • La femme de de David Roux - Avec Mélanie Thierry, Eric Caravaca, Arnaud Valois, Jérémie Renier…

Marianne (Mélanie Thierry), femme d’un riche industriel (Eric Caravaca), est une épouse modèle, une mère dévouée et une bru attentive. Tout semble aller bien pour elle, mais à l’approche de ses quarante ans, elle commence à réaliser qu’à force d’abnégation et d’obéissance à un beau-père capricieux et à un mari égoïste et macho, elle a sacrifié beaucoup d’elle-même et de ses rêves. Un jour, dans la vie de cette femme magnifique qui s’étiole, surgit un homme qu’elle a connu dans le passé (Jérémie Renier). C’est l’occasion pour elle de faire prendre à son destin une nouvelle tournure. 

Comment ne pas succomber au charme austère de ce récit d’émancipation féminine ? Adapté pour l’écran de Son nom d’avant, le roman d’Hélène Lenoir, il dépeint avec justesse et pudeur le quotidien d’une bourgeoise étouffée sous les conventions de sa classe, jusqu’à ce qu’elle puisse entrevoir une autre vie grâce à un homme venu du temps de sa jeunesse. Incontestablement, il y a du Chabrol dans ce film captivant. En mari égocentrique et suffisant, Éric Caravaca est parfait. Comme à son habitude, Mélanie rafle tous les suffrages, qui offre à son personnage de Marianne sa grâce, son intelligence, sa subtilité et sa…beauté. 

Recommandation : 3 cœurs

Dominique Poncet

 

  • Romería de Carla Simón - Avec LLúcia Garcia, Mitch, Tristán Ulloa, Alberto Gracia…

Marina (Llúcia Garcia) a été adoptée alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. Afin d’obtenir un document civil pour ses études supérieures, la jeune femme doit renouer avec sa famille paternelle qu’elle ne connaît pas. Le temps d’un été, elle se rend sur la côte Atlantique à la rencontre de toutes ses personnes qui sont comme des étrangers pour elle. Petit à petit, Marina découvre les secrets, non-dits et hontes de cette famille…

Il était temps. Près d'un an après sa présentation en compétition officielle lors de l’édition 2025 du Festival de Cannes, Romería sort enfin en salles. Une sortie tardive qui, généralement, n’est pas vraiment bon signe. Et pourtant, il serait bien dommage de condamner aussi rapidement ce nouveau film de Carla Simón. Si ce long-métrage n’a peut-être pas la puissance d’Été 93 et de Nos soleils (ses précédents films), il n’en demeure pas moins important dans la filmographie de la cinéaste espagnole. Malgré certaines longueurs, Romería reste une œuvre assez émouvante sur le poids du passé et les silences imposés. Un film aussi délicat que poignant porté par une vraie révélation, Llúcia Garcia. Déjà une grande actrice.

Recommandation  : 3 cœurs

Antoine Le Fur

 

  • Pour Klara de Olmo Omerzu - Avec Barry Ward, Dexter Franc…

Pour tenter de ressouder sa famille fragilisée par son divorce, David emmène ses deux enfants se ressourcer sur les rives de l’Adriatique. Son aînée, Klara, une jeune fille anorexique de dix-sept ans tombe amoureuse de Denis, un garçon du coin. Elle recommence à se substanter, jusqu’au jour où Denis, accusé d’un meurtre, disparaît. Les relations de Klara avec son père et son frère se déglinguent. David rapatrie tout le monde en urgence, et Klara dont l’état s’est aggravé est hospitalisée. De quels mensonges et de quels tours de passe-passe David et son ancienne épouse qu’il a retrouvée, vont-ils être capables pour que leur fille s’en sorte ?

Pour son cinquième long-métrage, Olmo Omerzu (Family film) revient à son genre préféré : le film familial. Cette fois-ci, le cinéaste slovène aborde les problèmes causés, au sein d’un foyer, par les troubles alimentaires de l’un de ses membres. Son film, qui mêle chronique familiale et suspense, est d’autant plus passionnant à suivre qu’il est interprété avec beaucoup de justesse et de sensibilité par tous ses acteurs. Dommage que, vers la fin, le scénario s’étire et perde en intensité. On recommande pourtant ce film pour ce qu’il dit et montre d’un fléau encore mal jugulé : l’anorexie.

Recommandation : 3 cœurs

Dominique Poncet

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