A voir au cinéma cette semaine

Notre recommandation
3/5

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  • L’être aimé de Rodrigo Sorogoyen - Avec Javier Bardem, Victoria Luengo, Raūl Arevalo…(en salle depuis le 16 mai)

Esteban Martinez (Javier Bardem) est un cinéaste espagnol mondialement reconnu. Après plusieurs années passées aux États-Unis, il revient en Espagne pour tourner un nouveau film. Ce retour aux sources est pour lui l’occasion de donner un rôle à une jeune comédienne, Emilia (Victoria Luengo), qui n’est pas tout à fait une inconnue pour lui puisqu’il s’agit de sa fille. Sauf que tous deux ne se sont pas vus depuis treize ans et que ce tournage va forcément raviver des blessures enfouies…

Le dernier long-métrage de Rodrigo Sorogoyen, As best as (2022), avait mis la barre très haut. Intense et nerveux, il pouvait sans mal être considéré comme le chef-d’œuvre de la filmographie déjà très honnête du cinéaste espagnol (Que Dios Nos PerdoneEl ReinoMadre…). Le problème, c’est que lorsque l’on réalise un grand film, celui qui vient ensuite semble forcément moins bien. Et c’est un peu le cas avec L’Être Aimé, présenté en compétition au Festival de Cannes. Malgré une prestation magistrale de Javier Bardem (un prix d’interprétation n’est pas à exclure) et quelques scènes fortes, le film peine à convaincre totalement en raison de son aspect un peu trop psychologisant et de ses longueurs évidentes.

Recommandation : 3 cœurs

Antoine Le Fur

 

  • The Mandalorian and Grogu de Jon Favreau - Avec Pedro Pascal, Sigourney Weaver, Jeremy Allen White…

Le maléfique Empire Galactique vient de chuter. Alors que la paix ne tient qu’à un fil, la jeune République décide, par l’entremise d’une pilote de X Wings (Sigourney Weaver), de faire appel au chasseur de primes mandalorien, Din Djarin (Pedro Pascal) et à Grogu, son adorable petit compagnon vert doté de pouvoirs extraordinaires. Leur mission : aller délivrer le neveu de Seigneurs qu’elle pense désormais compter parmi ses amis. Mais…

Après sept ans d’absence sur le grand écran et un détour chez Disney pour une série diffusée sur le petit écran, Star Wars, la saga créée il y a cinquante ans par George Lucas, est de retour dans les salles obscures. Avis aux fans de la première heure : dans ce nouveau film, ils ne retrouveront ni Jedi, ni Dark Vador. Ce sont les héros de la série Disney, Din Djarin et Grogu, qui tiennent le haut de l’affiche. Signée Jon Favreau (Iron Man, Le Roi lion) pour la mise en scène, cette nouvelle super-production a été conçue pour que tout le monde y trouve son compte, ceux qui découvrent l’univers Star Wars et ceux qui en sont  des habitués. Cadences infernales, courses-poursuites sidérantes, effets spéciaux incroyables…La production a mis le paquet pour séduire tous les publics. Dans ce trépidant western spatial, elle n’a même pas oublié de glisser quelques valeurs morales (la fidélité, le courage…) et aussi, ça et là, de l’humour. Spectaculaire et super-vitaminé.

Recommandation : 4  cœurs

Dominique Poncet

 

  • Les Goûteuses d’Hitler de Silvio Soldini - Avec Elisa Schlott, Max Riemelt, Alma Hasun…

Automne 1943. La jeune Rosa Sauer, qui a fui les bombardements de Berlin pour se réfugier chez ses beaux-parents dans le village prussien de Gross-Partsch est emmenée de force un matin au quartier général nazi de Wolfsschanze. Avec sept autres femmes enrôlées elles-aussi, elle se voit contrainte, sous la surveillance brutale d’officiers nazis, de goûter, deux fois par jour, les plats destinés au Führer, afin de vérifier qu’ils ne sont pas empoisonnés. Pour Rosa et ses compagnes, commence une longue période d’angoisse, ponctuée de d’incidents…

Au vu du nombre de films historiques ayant traité du régime nazi, on croyait tout savoir (ou presque) de ce sujet. Et voici que sort, discrètement, en plein festival de Cannes, un long-métrage consacré à un fait méconnu de cette période. Inspiré de Le assaggiatrici, un livre de l’italienne Rosella Postorino, écrit en 2019 à partir de la biographie posthume de Margot Wölk, une des huit femmes qui avaient été choisies pour tester la nourriture du Führer, Les Goûteuses d’Hitler relate le quotidien infernal de ces « cobayes » obligés d’ingurgiter des plats peut-être empoisonnés. Il ne faut pas aller voir ce film signé Silvio Soldini (Pain, tulipes et comédieCe que je veux de plus… ) pour ce qu’il n’est pas, à savoir un film démonstratif, à grand spectacle. C’est un récit classique, bâti sur un scénario solide, mais assez convenu. Pour ce qu’il révèle de la paranoïa du Führer et de la mésestime dans laquelle ce dernier tenait les femmes, Les goûteuses d’Hitler mérite pourtant d’être vu.

Recommandation: 3 cœurs

Dominique Poncet

 

  • Vanilla de Mayra Hermosillo - Avec Paloma Petra, Natalia Plascencia, Daniela Porras, Paloma Petra…

A Torreón au Mexique, Roberta, une ravissante et débrouillarde petite fille de 8 ans, vit dans une grande maison avec sa mère, sa grand-mère, son arrière- grand-mère, deux tantes et une domestique. En plus de leur lien familial, toutes ces femmes, jeunes et moins jeunes, ont pour point commun d’avoir eu des problèmes avec les hommes, même Roberta qui a été abandonnée par son papa. Leur vie n’est pas simple : chacune à leur manière, toutes (ou presque) usent de stratagèmes pour essayer de garder la maison menacée de saisie  : l’une chaparde les bijoux de ses amies, l’autre vend les feuilles de vigne qu’elle fabrique…Roberta, elle, essaie de négocier ses bonbons. Porté malgré tout par l’insouciance, la complicité, la gaîté, mais aussi les bagarres verbales qui se terminent le plus souvent par des déclarations d’amour, le septuor, placé sous la garde bienveillante et bavarde d’un perroquet fétiche, va se battre jusqu’à l’inéluctable…

Sourire, rire, tour à tour jaune ou à gorge déployée et aussi s’émouvoir… Pour son premier long métrage, l’actrice mexicaine Mayra Hermosillo propose une comédie dramatique sur le quotidien d’une famille  d’où les hommes sont absents et où les femmes se chamaillent autant qu’elles s’aiment et se soutiennent. Cela donne ce film vif, tendre, coloré et, mises à part quelques scènes plus sombres dues à des embrouillamini familiaux, délicieux à regarder. D’autant plus délicieux qu’il est porté par une jeune comédienne d’une luminosité  et d’un charme impressionnants, Aurora Dávila. Une jolie surprise…

Recommandation : 3 coeurs

Dominique Poncet

 

  • Histoires parallèles de Asghar Farhadi - avec Isabelle Huppert, Virginie Efira, Vincent Cassel, Pierre Niney, Catherine Deneuve (en salle depuis le 14 mai)

Sylvie (Isabelle Huppert) est romancière. En quête d’inspiration pour son nouveau roman, elle se met à espionner ses voisins de l’immeuble d’en face. Un passe-temps qui aurait pu être anodin jusqu’au jour où elle décide d’embaucher un jeune homme, Adam (Adam Bessa), pour l’aider dans son quotidien. Sans qu’elle s’y attende, Sylvie va voir sa vie et son travail être totalement bouleversés par la rencontre avec cet individu pas tout à fait comme les autres…

Asghar Farhadi n’en est pas à son premier film en dehors des frontières iraniennes. Après un premier long-métrage en France (Le Passé) et un autre en Espagne (Everybody knows), le voici de retour dans l’Hexagone avec Histoires parallèles, présenté en compétition au Festival de Cannes et qui pourrait sans mal avoir le prix du meilleur casting, si d’aventure celui-ci existait au palmarès. Et c’est bien le seul. Car il est difficile d’imaginer comment ce nouveau long-métrage du réalisateur iranien pourrait glaner d’autres récompenses tant l’ensemble est poussif et alambiqué. Le spectateur finit par se perdre dans cet interminable mélange de réalité et de fiction. Même les acteurs n’arrivent pas à sauver ce film qui restera, assurément, comme mineur dans la filmographie d’Asghar Farhadi.

Recommandation : 2 cœurs

Antoine Le Fur

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