A voir également au cinéma cette semaine

Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

Et aussi

  • Chien blanc de Anaïs Barbeau-Lavalette - Avec Denis Ménochet, Kacey Rohl, K.C. Collins…

Fin des années 1960. L’écrivain Romain Gary (Denis Ménochet) et sa femme, l’actrice Jean Seberg (Kacey Rohl) vivent à Los Angeles. Dans un pays en proie à la lutte pour les droits civiques, ces deux artistes s’affrontent autour d’un chien blanc qu’ils recueillent dans leur foyer. Un animal pas comme les autres puisqu’il a été dressé pour attaquer les Noirs…

À l’origine, Chien blanc est un roman de Romain Gary, publié en 1970. La réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette (La Déesse des mouches à feu) en propose une adaptation moderne et particulièrement inspirée qui résonne avec certains événements qui agitent l’Amérique contemporaine. Film engagé avec de vrais moments de grâce (il serait dommage de partir avant la fin du générique et la magnifique chanson Seuls et Vaincus interprétée par Gaël Faye, d’après le poème écrit par Christiane Taubira), Chien blanc vaut également le détour pour l’interprétation tout en nuances de Romain Gary par l’excellent Denis Ménochet. Une belle découverte.

Recommandation : 4 cœurs

Antoine Le Fur

 

  • Foudre de Carmen Jaquier - Avec Lilith Grasmug, Mermoz Melchior, François Revaclier…

Été 1900, dans le canton suisse du Valais. Elisabeth,17 ans (Lilith Grasmug) vit au couvent depuis cinq ans. A la veille de prononcer ses vœux, elle est rappelée à la ferme familiale : sa sœur, prénommée Innocente, est décédée et Elisabeth doit revenir assumer son rôle d’aînée. Assez vite, elle comprend qu’un mystère entoure le décès de la morte, qualifiée par tout le village d’« enfant du diable ». La découverte de son journal intime va ouvrir les yeux d’Elisabeth et libérer ses désirs sexuels, qu’elle assouvira avec trois jeunes gens de son village, sans pour autant que cela entame sa foi et interrompe son dialogue avec le Seigneur, malgré la honte qui, par moments, la submerge. Les adultes essaieront de la remettre dans le « droit chemin »…

Pour son premier long métrage en solo (écriture et réalisation), la cinéaste suisse Carmen Jaquier propose un récit d’émancipation sensoriel d’une poésie, d’un souffle et d’un charme assez ensorcelants. Bien construit, formidablement dialogué et filmé (ses plans sont de toute beauté), Foudre est en outre porté par une jeune comédienne étonnante, Lilith Grasmug, déjà remarquée, entre autres, dans Les Passagers de la nuit de Mikhaël Hers (2021) et le récent Morsure de Romain de Saint-Blanquat. Carmen Jaquier serait-elle une des héritières de Jane Campion? On attend impatiemment son deuxième long métrage.

Recommandation : 4 coeurs

Dominique Poncet

 

  • Colocs de choc d’Élodie Lélu - Avec Olivier Gourmet, Hélène Vincent, Emilie Dequenne…

À seize ans, Manon (Fantine Harduin) est une adolescente introvertie. Contrainte de cohabiter avec sa grand-mère Yvonne (Hélène Vincent), une ex-militante féministe atteinte de la maladie d’Alzheimer, la jeune fille va découvrir l’histoire des femmes de sa famille et apprendre à en devenir une…

Premier long-métrage d’Élodie Lélu, Colocs de choc garde quelques petites maladresses des débutants. Si le scénario pêche parfois par naïveté, il faut néanmoins reconnaître l’honnêteté du projet et la manière dont la réalisatrice aborde pleinement la question de la maladie d’Alzheimer. Particulièrement émouvant, Colocs de choc offre à Hélène Vincent l’un des plus jolis rôles de sa carrière. Il serait dommage de ne pas rendre visite à ces Colocs de choc !

Recommandation : 3 coeurs

Antoin Le Fur

 

  • Héroïco de David Zonana - Avec Santiago Sandoval Carbajal, Fernando Cuautle, Monica del Carmen…

Luis (Santiago Sandoval Carbajal) a dix-huit ans et vit au Mexique. Avec ses racines indigènes, il a conscience que son avenir est limité. Il décide donc d’entrer à l’École militaire héroïque. Sur place, il découvre un univers violent où tout est fait pour faire de lui un parfait soldat…

Le premier long-métrage de David Zonana, Mano de obra, faisait découvrir un cinéaste talentueux, qui dénonçait de manière édifiante les rouages de la société mexicaine. Heroico, son nouveau film, est tout aussi puissant sur le fond. Sur la forme, ce n’est pas forcément le cas. Certains ralentis et procédés de mise en scène laissent parfois songeurs. Reste la performance assez incroyable du jeune Santiago Sandoval Carbajal. Une vraie révélation.

 Recommandation : 3 coeurs

Antoine Le Fur

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Vous pourriez aussi être intéressé