Whilplash

De
Damien Chazelle
Avec
Miles Teller, Melissa Benoit, J.K Simmons, Paul Reiser
Recommandation

Un film énergique, électrisant, au rythme débridé, nourrit par un ’’coup de fouet’’ exceptionnel.

Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

Lu / Vu par Culture-Tops

Thème

Andrew Neyman, jeune batteur américain de 19 ans, singulièrement ambitieux, pratique son art dans le très prestigieux conservatoire Schaffer, une école d’élite de New York, l’une des plus renommée au monde. Il rêve de devenir Buddy Rich, roi du Bigband. Il est repéré par le non moins illustre professeur Térence Fletcher, un jazzman passionné qui transmet son art avec rigueur et autorité, exigence et esthétisme, mais surtout avec perversité et terreur. Andrew Neyman se soumet à la violence des mots et des actes de son mentor, et à force de courage, de travail, de ténacité, mais aussi de renoncement, finira  par sortir vainqueur de ce combat sans merci.

Points forts

- Un duo fascinant d’acteurs qui mettent la barre très haute:

      - Miles Teller, qui jouent à 70% des plans, exprime là tout son talent et son intelligence; son ambition transpire au fil du film; sa devise: « On ne nait pas prodige, mais la force de caractère fait qu’on le devient »

       - Un J.k Simmons plus vrai que nature, tout à la fois ange et démon, complice et pervers, violent et émotif;

- Un rythme effréné, mené à la baguette, tambour battant;

- Une caméra qui se promène avec précision et haute définition.

- Puissance, force et talent s’expriment comme un combat de gladiateurs où il n’y aura ni vainqueur ni vaincu.

- Des morceaux de Jazz de choix, tel que Whiplash (coup de fouet) de Hang Levy, Caravane de Duke Ellington et un hommage à Charlie Parker. 

Quelques réserves

- Des situations parfois anachroniques et absurdes comme un accident de voiture improbable et un dernier concert où le maestro s’offre la liberté d’un huis clos avec son élève pendant la représentation.

- Une atmosphère lourde et insoutenable, éprouvante par la violence des mots, des actes et des situations qui obligent parfois à se masquer les yeux.

- Une autodestruction poussée à son paroxysme, à la manière de Black Swan, qui alourdit considérablement l’idée que l’on se fait de la réalisation de soi.

Encore un mot...

Damien Chazelle nous livre une performance extra-ordinaire, incarnée par des acteurs d’une crédibilité hors du commun, en les intégrant parmi des musiciens professionnels et des étudiants. Le film ravive l’éternelle question de l’efficacité d’une pédagogie basée sur la douleur physique et morale, l’exercice du sadisme pour engendrer l’excellence. Il manie le fragile équilibre entre le dépassement de soi et le doute, la soumission. Comment retrouver sa liberté dans la contrainte et comment le génie peut venir de l’humiliation. Comment une même quête d’absolu et de respect mutuel, une violence inouïe et une dépendance excessive peuvent transcender le talent ?

L’exercice pervers des deux protagonistes, la mise en danger permanente de chacun aboutit pourtant à un renversement inattendu.  Andrew reproduira-t-il dans un combat ultime ce que le maître lui a enseigné ? La réponse est dans la chute qui, au demeurant, est excellente.  L’orgueil de la victoire est au bout et semble mettre fin à ce combat mortel.

L'auteur

Damien CHAZELLE, jeune réalisateur américain d’origine française, s’est imposé en 2009 avec son film ‘’Guy and Madeline on a Park Bench’’, alors qu’il était encore étudiant à Harvard. Il est nommé meilleur film de l’année, entre autre par le N.Y Times. "Whiplash", par manque de financement, est avant tout un court métrage. Damien Chazelle remporte le prix du jury au festival de Sundance en 2013,  il trouve alors les fonds pour en faire un long métrage. Son film est nommé grand vainqueur du 40èmeFestival américain de Deauville. Inspiré de son apprentissage à la batterie, il y rend hommage, et de façon magistrale, à son instrument de prédilection.

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