Echapper

De
Lionel Duroy
Editions Julliard - 277 pages
Notre recommandation
3/5

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Lu
par Culture-Tops

Thème

Augustin, écrivain au caractère torturé et complexe, rêve d’écrire la suite de  son livre culte, « la Leçon d’allemand », de Siegfried Lenz. Il part donc à Husum, dans le nord de l’Allemagne, sur les traces  d’Emil Nolde, ce peintre dont les œuvres ont été interdites et réquisitionnées pendant la guerre de 39-45.

Très vite, il doit se rendre à l’évidence : L’environnement qu’il a imaginé dans « la Leçon d’allemand » ne rejoindra pas ce qu’il vit au cours de son voyage. Mais finalement, est-ce une vraie déception, ou bien la raison de son voyage était-elle tout autre ?

Points forts

- L’écriture à la fois forte et sensible.

- Cette façon si brute dont Lionel Duroy nous parle de l’eau qui emporte tout avec elle; des digues qui lâchent, des villages qu’elle engloutit. A travers ses descriptions, on ressent intensément la puissance de cet élément indomptable qu’aucun humain ne peut combattre.

- L’ambiance très jubilatoire et libératrice lorsqu’ Augustin vit sa propre histoire sentimentale dans la maison où a vécu Emil Nolde. 

Quelques réserves

- Exercice difficile que ce parti pris de juxtaposer la vie d’Emil Nolde et la vie sentimentale d’Augustin. Parfois, tout se mêle quand on aimerait rester dans l’une ou l’autre histoire.

- Quelques longueurs dans la première partie du livre.

Encore un mot...

Ce livre m’a, à la fois, dérangée et envoûtée.

Dérangée, car cette obsession qu’a Augustin de vouloir entrer dans la vie du peintre Emil Nolde peut paraître étrange, voire pathologique.

Envoûtée, car une fois immergée dans le monde de Nolde, Lionel Duroy  exprime si bien la passion de l’artiste pour la peinture, sa vie avec Ada, ce climat du Nord si rude qu’il en a déteint sur ses habitants, qu’on en oublierait presque la raison de la présence d’Augustin sur les lieux.

Tout compte fait, Augustin ( Alias Lionel Duroy) se sert de ce voyage comme thérapie. Et une thérapie au grand air avec un nouvel amour à la clé, pourquoi pas ? D’autant que le lecteur est gagnant, puisqu’il nous la fait partager avec sa jolie plume…

Une phrase

« J'ai tellement aimé ce livre que j'aimerais habiter dedans, y entrer et ne plus en sortir. Est-ce que vous pouvez comprendre une telle chose ? ».

Commentaires

Michel Devouge
ven 23/10/2015 - 16:17

Eh bien j'ai déjà lu "du" L.Duroy mais je ne sais plus le titre.
Echapper m'a passionné...mais j'ai 82 ans!

B.Leclerre
jeu 12/11/2015 - 17:30

Lecture terminée, pas vraiment , la mer, le vent,,la rudesse des gens, l'amour enfin, ce livre poursuit sa course en moi, m'habite, résonne et m'entraîne vers d'autres auteurs, d'autres musiques.
Je suis en quête de tout cela, depuis que je lis, il ne saurait en être autrement .
On arrête pas l'eau, pas le vent,
l'Art de l'écrit n'a pas dit son dernier mot.

Scherley
dim 29/11/2015 - 18:50

Vous aussi!!
Je trouvais ce livre trop bien.
Amusant, drôle, surtout la fin quand Klaus venait voir la maison et vu la photo de sa femme.

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