Les fils d’Otmar

Recherche de soi, recherche d’un père, pouvoir de l’argent, musique, sexe. Une fresque gigantesque et déroutante sur tous ces thèmes poussés à leur extrême violence.
De
Peter Buwalda
Actes Sud
Traduit du néerlandais par Emmanuelle Tardif
Parution en janvier 2026
542 pages
25 €
Notre recommandation
2/5

Infos & réservation

Thème

Ludwig, abandonné par son père avant sa naissance, est adopté par une famille où il côtoie deux autres enfants bourrés de talents, alors que lui n’arrive à rien. 

Pendant ses études, il partage sa colocation avec une belle étudiante qui le fait fantasmer mais sans concrétisation sexuelle du fait de son problème d’éjaculation précoce. Il fait un métier qui l’oblige à voyager alors qu’il  déteste l’avion, bref c’est un perdant.

Jusqu’au jour où au fin-fond de la Russie, il rencontre Johan Tromp (et non Trump !) grand patron d’un conglomérat pétrolier qui s’avère être son père biologique qui l’avait abandonné. Mais ce Tromp a également rendez-vous avec une journaliste  qui n’est autre que la coloc des études de Ludwig et avec laquelle Tromp tisse des relations sadomasochistes.

Points forts

Peter Buwalda est doté d’un véritable talent de conteur. Il arrive à nous faire lire plus de 500 pages avec plaisir, alors même que nous ne tombons pas sous le charme de ses personnages. 

Quelques réserves

Touffu, avec beaucoup trop de dispersions, ce roman - agréable au départ - s’avère très vite lassant. Les deux héros ne sont pas antipathiques, mais on comprend mal l’entremêlement de leurs vies, et notamment la fin du livre nous laisse littéralement sur notre faim ! 

Soit il fallait encore une centaine de pages, soit arrêter plus tôt.

Difficile de suivre les élucubrations - certes bien écrites mais trop compliquées - de Buwalda sur plus de cinq cent pages. 

Encore un mot...

Avec ce talent d’écriture, Peter Buwalda aurait pu facilement nous séduire si ces personnages n’étaient pas aussi dramatiquement perturbés. 

Une phrase

« Son visage n’est plus figé, mais prend un air de curiosité sceptique. Et bien que Ludwig ait la ferme intention de lui avouer que Johan Tromp, le boss de cette île ensorcelée, n’est pas qu’un dirigeant de la Shell, mais aussi son père à lui, il s’emmêle encore une fois les pinceaux et change de voie au dernier instant.»

« Ce que j’ai appris récemment sur mon demi-frère, s’entend-il déclarer, va certainement t’intéresser. Dolf est tombé sur un trésor musicologique. Il a déniché toutes sortes de documents et de courriers signés Ludwig Van Beethoven. Et des pages de journal intime. Des lettres à Liszt et à Haydn. Et aussi une lettre reçue de Mozart. Et même la partie manquante de sa plus célèbre sonate pour piano. » Page 261

L'auteur

Peter Buwalda est né à Blerick aux Pays-Bas en 1971. Journaliste et romancier, il publie en 2013  Bonita Avenue qui a remporté un immense succès aux Pays-Bas.

Son deuxième roman, Les fils d'Otmar  - annoncé comme le premier volet d’une trilogie - a reçu le prix Transfuge du roman européen. 

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