L'été à l'oeuvre

Voyage (en bateau) vers l'âge adulte : la liberté, l'amour… Un thème intéressant mais, ici, trop « survolé »
De
Marie Rozenn BRARD
Phébus
Publication le 6 mars 2025
217 pages
19,90 €
Notre recommandation
2/5

Infos & réservation

Thème

Cela se passe dans les années 90 pleines de l'Après 68. Des rêves, des vies en communautés, des précarités matérielles au nom d’un idéalisme plus grand.

C’est l’histoire de Yann, Napo, Raphaël, Mick et les autres.

C’est aussi l’histoire d’Elsa qui presque par hasard se trouve embarquée avec eux pour une traversée de plusieurs jours en bateau.

Des vies à peine ébauchées mais déjà marquées, des vies qu’on sent fragiles. 

Elsa, naïve car venant d’un milieu aimant et classique découvre, par cette vie ensemble sur un bateau, le début de la complexité du monde. Elle regarde et avance avec ces êtres différents qui essaient, en communauté, de construire un autre monde, plus marginal. Plus original ? 

Elle les aime chacun à leur manière, amoureusement ou pas. 

Puis elle retrouve sa vie avec les siens, simple, où vient la rejoindre Raphaël. Ils s’aiment. 

Ils n’oublieront ni les uns ni les autres. On apprendra au fur et à mesure, pour chacun de cette communauté, les blessures, le pourquoi, les errances, leur enfance.

Points forts

Une plongée sur la fameuse époque « Après-68 » et ses Babas-cools et la vie en communauté. 

Quelques réserves

Les scènes sont racontées plus que décrites. Le début est lent. Le sentiment amoureux n’est pas très sensible. On apprend presque au hasard qu’elle a des enfants. On l’a suivie certes dans ses premiers pas amoureux avec Yann et au bout du périple communautaire ce sera finalement Raphaël l’homme de sa vie. Mais aucun lien ne vient le montrer qui donnerait à voir la personnalité d’Elsa et ses aléas. C’est un déroulé d’événements seulement racontés.

On sent que l’auteur a voulu comprendre ces personnes fragiles. Mais on sait l’histoire et c’est tout. 

Encore un mot...

C’est un premier roman qui a le mérite d’aller d’un bout à l’autre mais on aurait aimé plus de liens, plus de doutes, plus d’aventures au sens propre, pour elle, pour la construction de son avenir, pour mieux comprendre ce retour à sa vie classique pleine à nouveau d’une vie…. pleine. 

Une phrase

  • « Un gars bien, intelligent. Des études d’ingénieur, ouais. Et puis l’amour, et puis la trahison. Il en faut pas plus pour plier un gars, parfois. » p. 66

  • « Je ne me rappelle plus comment je leur ai dit au revoir. Il y a des souvenirs qu’on égare volontairement. » p. 76)

  • « Yann avait ébranlé ma normalité. » p. 91

  • « Ils manquaient de tout. Ils ne voulaient rien. Rien de ce que le monde leur proposait. » p. 100 

  • « J’ai appris à me taire avec lui. À comprendre que les mots sont souvent inutiles. » p. 139

L'auteur

Marie Rozenn Brard est originaire de la Bretagne. Elle travaille à la bibliothèque de l’école d’architecture de Lyon. On sait peu de choses sur elle. L’été à l’œuvre est son premier roman. 

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