Ana ou la jeune fille intelligente

Un beau texte, bien dit, mais pas très bien mis en scène.
De
Catherine Benhamou
Mise en scène
Ghislaine Beaudout
Avec
Catherine Benhamou et Claire Vialon, marionnettiste
Notre recommandation
2/5

Infos & réservation

Théâtre Artistic Théâtre
45 bis rue Richard Lenoir
75011
Paris
0143563832
Jusqu'au au 17 avril: le mardi et le mercredi, à 20h30; le jeudi et le vendredi, à 19h; le dimanche, à 15h.

Thème

Ana, dont la grand-mère était algérienne, a été mariée de force à 15 ans, 20 ans plus tôt, à un homme plus âgé qu’elle. Ne sachant ni lire ni écrire, elle vit recluse, non loin de Paris. Elle ne se révolte pas. Elle a l’habitude. Mais alors qu’on lui propose des cours d’alphabétisation, elle va découvrir ce qu’il y a derrière les mots qu’elle prononce phonétiquement depuis toujours; et avec cette découverte, l’imaginaire et les idées vont arriver… Pour l’accompagner sur scène une marionnette grandeur petite fille, animée par une marionnettiste, va la faire replonger dans son passé.

Points forts

1 Un texte joliment écrit, et joliment dit par l’auteur… L’idée de la déclinaison du mot mariage : rage, mirage, agir, aimer, mari, arme etc… résonne en Ana comme un révélateur du piège dans lequel elle se trouve  et dont il faut qu’elle sorte. Les scènes qui vont se succéder, partent de ces mots.

2 La mise en scène tourne autour d’une sorte de jeu de l’oie qui correspond à chaque étape. 

Le but d'Ana, arriver au bout et aller voir toute seule la Tour Eiffel! Se libérer et laisser derrière elle, comme un reptile peut le faire, sa peau, pour se régénérer. Peut-être, aussi, est-ce la signification de la marionnette? 

Mais le métro, les stations, sans savoir lire, comment faire? Comme le petit poucet, elle mettra des cailloux… 

Dans le fond du décor, un tulle sur lequel s’inscrivent des textes sur les différentes étapes de cette mue. 

Quelques réserves

On aurait aimé une mise scène plus originale, plus créative, qui aurait mis en valeur le texte et l’histoire de cette femme. Le rendu est un peu plat, un peu naïf, enfantin, et c’est dommage!

Encore un mot...

On ne passe pas un mauvais moment, mais on ne se dit pas qu'il fallait être là, malgré les qualités du texte et de la comédienne dont la diction est excellente.

Une phrase

« Dans analphabète, il y a bête et il y a Ana, et Ana c’est mon nom »

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