La dame de chez Maxim
Durée : 1h35
Avec en Alternance : Paul Ansart de Lessan, Julien Bellotti Kolly, Evelyn Bledniak, Dorian Bourgoin-Jal, Clémént Chartier, Helias Corbeau, Julia Dailles, Jean-Gérald Dupau, Ariane Fabius, Murielle Gandais, Erine Lucas, Aurore Mayran de Chamisso, Ludivine Montagne, Nina Patenotte, Nathan Pol, Tessa Ribault, Pauline Royer, Penda Traoré, Maxime Villot, Louison Vrignaut.
Infos & réservation
Thème
- Au lendemain d'une nuit de fête, après avoir trop fréquenté les établissements parisiens, le docteur Petypon se réveille difficilement. Dans son lit dort encore la célèbre Môme Crevette, danseuse du Moulin-Rouge. Lorsque son oncle, un général aussi autoritaire que naïf, prend la jeune femme pour son épouse, Petypon préfère entretenir le malentendu plutôt que d'avouer la vérité. Le voilà entraîné dans une succession de mensonges, de quiproquos et de portes qui claquent jusqu'à un mariage de province où tout menace d'exploser.
- L’adaptation de Florence Le Corre et Philippe Person met l'accent sur le personnage de la Môme Crevette et transpose l'action dans les années 1950. Un choix pertinent qui oppose avec malice la liberté des nuits parisiennes au conservatisme d'une bourgeoisie provinciale encore très attachée aux convenances.
Points forts
- Quel rythme ! Les scènes s'enchaînent sans temps mort, respectant la mécanique implacable de Feydeau tout en la rendant très accessible à un public contemporain. La mise en scène privilégie l'énergie collective, portée par une distribution issue de l'École du Lucernaire.
- La dame de chez Maxim retrouve ce qui fait la force du grand vaudeville : un rire qui naît moins des bons mots que de l'enchaînement irrésistible des situations absurdes. On rit parce que chaque personnage, convaincu d'avoir raison, précipite un peu plus la catastrophe.
- La Môme Crevette apparaît comme le véritable moteur de la pièce. Loin d'être un simple ressort comique, elle incarne une femme libre, spontanée, qui bouscule les codes sociaux avec une insolence réjouissante. Face à elle, le pauvre docteur Petypon s'enfonce toujours davantage dans ses mensonges, offrant une partition comique d'une précision redoutable.
Quelques réserves
- L'humour de Feydeau repose parfois sur des caricatures sociales ou conjugales qui témoignent de leur époque. Si la mise en scène les aborde avec intelligence et distance, quelques situations peuvent aujourd'hui sembler plus datées.
Encore un mot...
- Plus de cent vingt ans après sa création, La Dame de chez Maxim demeure une formidable machine à rire. Le Lucernaire en offre une lecture vive, généreuse et accessible, servie par une jeune troupe enthousiaste qui restitue toute la folie de Feydeau. Une excellente occasion de redécouvrir un classique dont les mensonges, les faux-semblants et les hypocrisies restent terriblement actuels.
Une phrase
- « Ce n'est pas du tout ce que vous croyez ! »
L'auteur
- Dramaturge majeur du théâtre de boulevard, Georges Feydeau est considéré comme le maître absolu du vaudeville. Héritier d'Eugène Labiche mais doté d'un sens exceptionnel de la mécanique dramatique, il construit des intrigues où le moindre détail finit par provoquer une avalanche de catastrophes.
- Parmi ses œuvres les plus célèbres figurent Le Dindon, Un fil à la patte, Occupe-toi d'Amélie ! et La Dame de chez Maxim. Derrière le rire, son théâtre dresse un portrait féroce de la bourgeoisie de la Belle Époque, prisonnière des apparences et du regard des autres.
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