La galerie

Huit acrobates époustouflants en quête d’hauteur…
De
Olivier Lépine
Durée : 1h30
Mise en scène
Olivier Lépine
Avec
Pauline Bonanni, Gaël Della-Valle, Lyne Goulet, Connor Houlihan, Antoine Morin, Marie-Michèle Pharand, Adam Strom et David Trappes
Notre recommandation
5/5

Infos & réservation

Théâtre de La Scala
13, Bd de Strasbourg
75010
Paris
01 40 03 44 30
Du 9 au 26 novembre. Du mardi au samedi à 19h00, samedi et dimanche 15 h. Matinées les 19 et 26 novembre, 15 h.. En tournée dans toute la France, du 30 novembre 2022 au 1er avril 2023.

Thème

  • Voici donc la nouvelle création de la “Machine de cirque“, qui vient à La Scala juste après la reprise de leur spectacle éponyme (voir précédente chronique « La Machine de cirque »).
  • D’emblée, La galerie nous surprend par le contraste avec l’exubérance du précédent spectacle : nous sommes à présent dans une galerie d’art où le noir et le blanc dominent. Les visiteurs y sont figés dans des poses et des postures typiques d’un petit monde, où souvent le suivisme le dispute au snobisme.
  • Du coup l’on voit mal a priori comment ce cadre et ces personnages pourraient servir la cause circassienne… Lourde erreur !

Points forts

  • En effet, tout ce qui compose la vie d’une galerie d’art devient prétexte à des acrobaties qui dynamitent les convenances et les usages de ce milieu : des barrières mobiles à la visite des réserves de la galerie, la plupart des rituels passent à la moulinette virtuose et drolatique de la Machine de cirque.
  • Les performances se révèlent toutes plus étonnantes les unes que les autres : les quilles bondissantes et capricieuses sont domptées ; les ballets sont d’une précision époustouflante dans le placement et la circulation ; les acrobates grimpent les uns sur les autres jusqu’à atteindre les rampes d’éclairage de la scène, pour mieux se jeter de trois à quatre fois leur hauteur !
  • Aussi bien mimes que comédiens, ils multiplient les tours de force, avec des points d’orgue, comme ces enchères qui s’emballent, ou un cocktail de vernissage qui dégénère.
  • L’effet sur le public est paradoxal : au début, les applaudissements sont retenus, le public balance entre la subjugation et la peur de déconcentrer les artistes, qui risquent tout de même gros dans les exercices qu’ils accomplissent. Ensuite, cette réserve tombe complètement, et le public ne peut plus se retenir de saluer chacun de leurs exploits circassiens, qui s’achèvent en beauté par un chef d’œuvre inattendu et bienvenu.
  • Ce spectacle est servi par des éclairages extrêmement travaillés et pertinents. Soulignons aussi la performance de l’instrumentiste Lyne Goulet - tour à tour saxophoniste (alto ou baryton), clarinettiste et chanteuse – qui, par ses morceaux plus ou moins improvisés, installe une atmosphère épousant parfaitement les multiples morceaux de bravoure.

Quelques réserves

Ne comptez pas sur moi pour renseigner cette rubrique à propos de ce spectacle.

Encore un mot...

Avec cette “Machine“, une fois de plus parfaitement huilée, précise et enthousiaste, tout peut “faire cirque“.

Une phrase

Madame Loyale [en commissaire-priseuse de salle des ventes] : « Das ist die neue Artist… The name is “Splash“ ! »

L'auteur

  • Olivier Lépine est le cofondateur de la compagnie tectoniK, avec laquelle il recueille de nombreuses distinctions pour ses mises en scène.
  • Depuis 2011, ce Québécois enseigne à l’école de cirque du Québec, où sont passés la plupart des artistes de ce spectacle, puis met en scène le Cirque au sommet à Crans-Montana (Suisse), et conçoit, avec Vincent et Raphaël Dubé, les spectacles de cette étonnante “Machine de cirque“.

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