Le comble de la vanité

Que d’os ! Que d’os !
De
Valérie Fayolle
Mise en scène
Ludivine de Chastenet
Avec
Mickaël Chirinian, Julie Farenc, Virginie Pradal, Cécile Rebboah et David Talbot.
Notre recommandation
3/5

Infos & réservation

Théâtre de La Pépinière
7 rue Louis Le Grand
75002
Paris
01 42 61 44 16
Depuis le 22 septembre jusqu’au 30 décembre 2022 Du mardi au samedi à 19h ou 21h. Le dimanche à 15h.

Thème

  • Des enfants aux caractères incompatibles se retrouvent dans la maison de leur jeunesse. Leur père, homme politique local et longtemps député, vient de s’éteindre. 
  • La fille et ses deux frères, ces derniers ayant des rapports plus que tendus, viennent consoler leur mère, qui semble un peu perdre les pédales. Pensez donc : elle vénère un crâne, qui répond au doux prénom de « mon Bernard » !
  • À la faveur de la découverte fortuite du testament paternel, les certitudes bien établies volent en éclats et un imbroglio sans nom s’installe.

Points forts

  • Cette comédie recèle son lot de surprises, distillées au fil de la pièce et que l’on découvre avec une certaine jubilation, jusqu’au coup de théâtre final, qui mérite bien son nom.
  • Dans la distribution, Virginie Pradal - qui campe une mère et veuve fort joyeuse - se détache sans peine : elle déploie une dose d’énergie et de subtilité dans le jeu qui font la différence, sans déroger toutefois aux codes de la comédie de boulevard, qu’elle interprète et maîtrise parfaitement.

Quelques réserves

• Dans ces conditions, dominés de la tête et des épaules, les autres comédiens, sauf peut-être et à certains moment Julie Farenc dans le rôle de la bru névrosée, ont du mal à exister face à ce “monstre du boulevard“ qu’est “la Pradal“, qui pratique le genre depuis sa sortie de la Comédie française.

• Et ce d’autant plus que leurs personnages sont dessinés de manière archi-caricaturale, et que certains rebondissements (mais pas tous) sont assez largement prévisibles.

Encore un mot...

  • Le titre peut dérouter : il joue sur les “combles“ - grenier qui joue un rôle important dans la pièce - et sur les “vanités“, œuvres qui nous rappellent et nous ramènent sans cesse à notre condition de simples mortels, destinés à disparaître.
  • La pièce interroge de manière assez comique la notion d’héritage que lèguent les ascendants à leurs descendants, qu’ils soient ou non leurs véritables descendants.

Une phrase

La mère [s’adressant au crâne de Bernard] : « Je suis vraiment contente que tu sois accepté dans la famille... »

L'auteur

  • Valérie Fayolle a débuté sa carrière comme journaliste-reporter pour TF1. Elle anime et dirige à présent sur France 24 l’émission culturelle Le Paris des Arts, qu’elle a créé.
  • Le comble de la vanité, publié chez Hello éditions, est sa première pièce, et elle publiera son premier roman l’année prochaine.

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