Thêatre-Spectacles

Le Pianiste au 50 Doigts

De Pascal Amoyel
Mise en scène : Christian Fromont
Avec Pascal Amoyel

Infos & réservation

Théâtre du Ranelagh
5 rue de Vignes
75016 Paris
Tél. : 01 42 88 64 44
Mercredi, jeudi, vendredi, samedi 21h; dimanche 17h

Lu / Vu par

Chantal de Saint Remy
Publié le 31 jan . 2014

Recommandation

5,0En prioritéEn priorité

Thème

Pascal Amoyel commence son spectacle/concert en étant lui-même, puis il s’oublie petit à petit pour se fondre dans la peau de son maître, György Cziffra, qui fut son professeur pendant 12 ans. Il nous conte le destin de cet homme exceptionnel, accompagné de son piano et d’un programme éclectique passionnant.

Points forts

1 Amoyel nous émerveille par son immense talent de pianiste. Le programme choisi est magnifique. Il y ajoute quelques fantaisies comme cet instant où nous sommes vraiment dans sa locomotive grâce une utilisation inhabituelle de son piano…  Un grand moment !

2 C' est un conteur extrêmement juste et émouvant, qui exprime avec une grande pudeur et une non moins grande profondeur, le respect, l’admiration qu’il voue à son maître, à son histoire tellement humble et cruelle. Il en empreinte l’accent, les gestes d’une façon telle, qu’en sortant, on a l’impression de l’avoir nous-mêmes rencontré… Il nous a raconté avoir failli prendre un comédien pour l’accompagner ! Heureusement qu’il ne l’a pas fait ! Il n’aurait pas retransmis son âme comme il l’a fait, lui qui l’a côtoyé, admiré et aimé…

3 Et quand à la sortie, on le rencontre, il a la simplicité et la modestie des très grands…

Points faibles

A mon sens, aucun !

En deux mots ...

Quel enrichissement d’assister à ce genre de spectacle ! Le talent nous submerge, l’authenticité de ce magnifique interprète nous émeut. On a du mal à sortir de cet écrin du Ranelagh qui a une acoustique excellente et qui se prête parfaitement à cet évènement exceptionnel

Commentaires

Valentine bon
Le 18 fév. 2014
à 16h16

Évocation d autant plus émouvante que Cziffra devenu prisonnier politique sous régime communiste a été condamné à porter des pierres de 1950 a 1953! Il a cependant après rééducation gagné le concours Listz en 1955.

aubry-folliot
Le 21 fév. 2014
à 23h33

oui, quand on connait ou lit la vie de CZIFFRA, on ne peut que se dire, mais quel talent de pianiste de conteur (si je puis dire) d'inventeur aussi, car le bruit de la locomotive ne s'improvise pas... il a dû en passer des heures à faire ce bruitage, et pour le reste je rejoins les commentaires de cet excellent journal, il est exceptionnel et je dirai que l'on ne sort jamais de ce spectacle, indemne, merci Monsieur PASCAL AMOYEL; et à vous, Monsieur G.CZIFFRA, vous méritez tant d'avoir au moins une affiche.... vous faisiez partie des bannis de l'époque.... triste mais je garde espoir, grâce à P.AMOYEL et au monde journalistique.... voyez cela! MERCI!

chantal de Saint Remy
Le 17 mar. 2014
à 16h24

Réponse un peu tardive à votre commentaire. C'est vrai que c'est absolument incroyable d'imaginer la force vive, l'instinct de vie et la foi en la vie pour surmonter de telles épreuves. Seuls des gens hors du commun comme Cziffra en sont capables. En tous cas, c'est une belle leçon!

Chantal de Saint Remy
Le 17 mar. 2014
à 16h29

Réponse un peu tardive à votre commentaire dont je vous remercie. Il est vrai qu'il n'y a qu'à s' incliner devant tant de modestie, de force de vie et de talent. Seuls des gens d'exception ont cette capacité qui nous ébranle! CSR

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