Ruy Blas

Hugo, version joyeux délire.
De
Victor Hugo
Mise en scène
Axel Drhey
Avec
Julien Jacob en alternance avec Axel Drhey, Mathieu Alexandre, Paola Secret, Roland Bruit, Bertrand Saunier
Notre recommandation
3/5

Infos & réservation

Théâtre 13
30 rue du Chevaleret
75013
Paris
01 45 88 62 22
Du mardi au samedi, à 20h; et dimanche, à 16h
Vu
par Culture-Tops

Thème

Trois musiciens/comédiens nous racontent en chantant, à la manière des troubadours, l’histoire qui se déroule sous nos yeux : Don Saluste de Bazan, Grand d’Espagne, est disgracié par la Reine pour n’avoir pas voulu épouser une de ses suivantes qu’il avait engrossée puis abandonnée… Il va se servir de Ruy Blas, son valet, pour séduire la Reine et la faire tomber dans un piège, afin de se venger de sa disgrâce.        C’est sans savoir que Ruy Blas est secrètement amoureux de la Reine, « ce vers amoureux d’une étoile », et que ce n’est pas pour lui déplaire… 

A partir de là, les rouages du drame romantique vont se mettre en œuvre. Le pire va sortir de l’homme: la vengeance, la jalousie, la cupidité; mais aussi les bons sentiments… Et avec la complicité de la Compagnie de la Folie des Moutons noirs, ce drame va devenir une tragicomédie délirante…

Points forts

1 Quelle joyeuse bande de comédiens ! Ils s’amusent sur scène, ça se voit, et c’est communicatif… Nous sommes dans la comédie populaire.

2 On est par l’esprit, les costumes et le thème de cette pièce, au cœur du 17è. En revanche, l’arrangement avec le texte est assez osé: anachronismes -Il y a un rap, assez drôle d’ailleurs-; forme littéraire bousculée -1 acte au lieu de 5; l’original est en vers, ici il n’y en a pas un seul… Création de scènes pour ajouter au comique de situation souhaité…

3 La musique, très présente, accompagne allègrement et avec talent ce divertissement extrêmement fantaisiste.

Quelques réserves

1 Il faut faire le pas d'accepter une telle relecture moderne d’un texte classique. Car il ne reste pas grand-chose, sur le plan littéraire, du Ruy Blas de Victor Hugo et ,surtout, ce parti-pris de faire une comédie de cette pièce, peut ne pas plaire. Elle nous prive de l’émotion…

2  Et, à vouloir trop en faire, on peut parfois être un peu lourd…

Encore un mot...

Reste que l’âme humaine ne change pas et que, quelle qu’en soit la forme, tragique ou comique, ou les deux, les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, on s’y retrouve, on s’y reconnait, dans cette galerie de portraits outrés… Et on passe un bon moment, malgré tout!

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