Thêatre-Spectacles

Variations sur "Hiroshima mon Amour"

De Marguerite Duras
Mise en scène : Patrice Douchet
Avec Dominique Journet Ramel

Infos & réservation

Le Lucernaire
53 Rue Notre-Dame des Champs
75006 Paris
Tél. : 01 45 44 57 34
Fin des représentations : 26 avril

Lu / Vu par

Chantal de Saint Remy
Publié le 05 avr . 2014

Recommandation

1,0BofBof

Thème

Une jeune femme, comédienne, à la veille de son départ d’Hiroshima où elle vient de tourner un film sur la paix, rencontre un Japonais. « 24h de la vie d’une femme », d’une relation brève et tourmentée…

Points forts

1 Dominique Journet Ramel, seule en scène, est une comédienne intéressante, assez incarnée, exprimant intensément la vacuité de son existence et son appétit d’amour pour la combler.

2 Elle a une maîtrise de sa gestuelle lente, comme ces 24h, très au point, ce qui contribue à un certain esthétisme.

Points faibles

1 J’ai bien compris, à la lecture de la note d’intention, information que le spectateur lambda ne possède pas, qu’à l’origine, cette pièce comprenait 2 personnages de plus dont un Japonais; logique, mais que ces 2 personnes ont tragiquement disparu en 2008, et n’ont volontairement pas été remplacées. Tout le spectacle tient donc sur les épaules de ce personnage et la voix de son partenaire n’est autre que la sienne synthétisée ! Curieux; et ni agréable, ni romantique …

2 Iroshima est un prétexte, car une grande évocation de cette catastrophe dure un bon moment au début, comme pour nous dire que rien ne renaît des cendres et nous prévenir que rien ne sortira de la brièveté de cet amour. Je trouve le procédé un peu facile. Certes l’enfance et l’adolescence de Marguerite Duras se sont passées en Indochine et il est assez logique que ce lieu l’ait inspirée, mais l’utilisation de ce drame aux fins de cette histoire me paraît artificielle.

En deux mots ...

Pour moi, Amour est un bien grand mot pour ce à quoi on assiste. Il s’agit tout au plus d’une relation sans lendemain, d’un désir assumé, assez nombriliste, triste et ennuyeux, ne menant nulle part. Heureusement, Dominique Journet Ramel a une vraie présence et fait tout ce qu’elle peut pour palier la pauvreté de la mise en scène.  Et si le film d’Alain Resnais, dont des extraits ponctuent, en images, ce spectacle, fut un grand succès, Il avait une dimension charnelle et romantique qu’on ne retrouve absolument pas dans ce triste scénario. ..

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