Vidéo Club

Toujours drôle et léger, parfois profond et sérieux …
De
Sébastien Thiéry
Durée : 1h30
Mise en scène
Jean-Louis Benoit
Avec
Yvan Attal, Noémie Lvovsky, Paolo Mattei
Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

Théâtre Antoine
14 boulevard de Strasbourg
75010
Paris
01 42 08 77 71
Jusqu’au 6 janvier 2024. Du mardi au vendredi à 21h, le samedi à 16h et 21h

Thème

  • Justine et Jean-Marc, la cinquantaine, forment un couple sans histoire. Un jour, ils reçoivent un mail anonyme avec un lien. Ils cliquent et découvrent qu’on les filme à leur insu.
  • Ils découvrent, dissimulée sur une étagère de leur cuisine, une caméra qui les filme en permanence. Les vidéos dans lesquelles sont révélés leurs petites – et grandes – mesquineries et trahisons du quotidien se suivent et causent des disputes de plus en plus sérieuses et violentes.
  • A qui appartient cette caméra ? Qui l’a installée ici ? Qui les surveille ? Pourquoi ? Depuis quand ? Justine et Jean-Marc s’affolent. Ils sont piégés, mais par qui ? Ils n’en savent rien.

Points forts

  • Drôle et légère, cette comédie, même si elle grince, a pour objectif premier de faire rire, et le pari est parfaitement tenu. Cela tient autant à la progression de l’intrigue avec ses rebondissements qu’aux multiples punchlines qui parsèment les dialogues.
  • Profonde et sérieuse : derrière ce coup monté qui vise à mettre Jean-Marc et Justine face à la réalité - la leur et celle de l’autre – la pièce traque l’usure du couple qui les menace. Cette épreuve les fait se découvrir, se soupçonner, se déchirer, jusqu’à leur faire perdre complètement les pédales et remettre leur couple en question, pour le pire … et le meilleur. On passe subtilement du léger au profond, du rire aux larmes pour basculer dans une drôlerie tragique magnifiquement orchestrée par Sébastien Thiéry.
  • Une même situation peut se comprendre différemment, selon le point de vue de chaque protagoniste. Justine et Jean-Marc se voient confrontés à des épisodes gênants et tentent de se justifier : mauvaise foi ? Différence de perspective ? Divergence d’opinion ? Autre façon de penser ? A chacun de se faire son idée …
  • Yvan Attal et Noémie Lvovsky composent un couple de quinquagénaires dont la vie semble en apparence facile et agréable. Mais la réalité est toute autre : ils sont perdus et enfermés dans une situation qui leur est toujours hostile. Pourtant, c’est de cet événement imprévisible et affolant que va venir la possibilité d’une rédemption. Tour à tour, dominateurs et fragiles, Attal et Lvosky sont épatants de bout en bout.

Quelques réserves

  • Pas de réserve particulière. Le public ne s’y trompe pas : le théâtre Antoine est plein chaque soir.

Encore un mot...

  • Pour sa pièce, Sébastien Thiéry a choisi de travailler avec un acteur et une actrice très appréciés du public. Mais ils ont également connu de grands succès, l’un comme l’autre, comme réalisateur et scénariste. Ils savent ici se mettre au service du texte et à la mise en scène signée par Jean-Louis Benoit.

L'auteur

Sébastien Thiéry se forme au cours Florent avant d’intégrer la promotion 1997 du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Il tourne entre autres avec Bertrand Tavernier, Gérard Jugnot, Alain Chabat, Gerard Jourd’hui, Laurent Heynnman, ou Josée Dayan.

  • Puis Thiéry fait un passage par la télévision, où il met en scène des caméras cachées et crée un feuilleton, délirant et féroce, Chez Maman, diffusée de 2004 à 2006 sur Canal +, avec Françoise Christophe. 
  • Il se tourne ensuite vers l’écriture et signe en 2005 sa première pièce pour le théâtre, Sans ascenseur, qui sera suivie de beaucoup d’autres, pour la plupart chroniquées par Culture-Tops, à savoir :
  • Ramsès II
  • Deux hommes tout nus
  • Momo
  • Dieu habite Dusseldorf
  • Huit euros de l’heure

 

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Toujours à l'affiche

Théâtre
Naïs
De
Marcel Pagnol
Théâtre
Avant la terreur
De
Vincent Macaigne, très librement inspiré de Richard III de William Shakespeare