Qui a tué le maire de Paris

Toute ressemblance ...
De
Philippe Colin-Olivier
Editions Pierre Guillaume de Roux
200 pages
18 €
Notre recommandation
2/5

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Thème

Le maire de Paris a du souci à se faire. Pour sa réélection tout d’abord mais surtout parce que sa politique a engendré, pour des raisons diverses et variées, un grand nombre de mécontents. Cinq d’entre eux choisissent de passer à l’acte, avec un talent et des moyens très limités. Pourtant un soir, après une soirée passée à l’hôtel avec une admiratrice, le maire disparaît.

La police enquête mais pour le lieutenant Saina et le commissaire Geneste, les pistes se referment les unes après les autres.

Points forts

* Le rythme, l’histoire construite en scènes courtes, une mise en scènes de   personnages très typés. On ne s’ennuie pas.

* Mine de rien, on se prend au jeu de l’enquête policière pour découvrir parmi tous les apprentis meurtriers lequel est l’assassin.

Quelques réserves

Mais… l’écriture est défaillante et cherche son style dans des descriptions qui se veulent drôles et fleuries. En cherchant dans la tradition du polar français une qualité littéraire et une fine observation de la société, l’auteur ne livre qu’une pâle copie d’aînés qui seraient Tonino Benacquista ou, plus près de nous, Fred Vargas ou Nicolas Mathieu.

 Les personnages sont taillés à la serpe et le plus souvent caricaturés comme des archétypes dans lesquels le lecteur est censé retrouver sa catégorie socio-professionnelle. Mais il manque à l’écriture finesse et mordant pour faire d’une caricature un personnage romanesque.

L’intrigue est bizarrement construite et se révèle vite confuse, son dénouement extravagant et incohérent avec l'idée qu'on se fait d"une enquête de police sérieuse.

Encore un mot...

Le policier est un genre qui marche bien. Peut-être ce succès attire-t-il des auteurs qui pensent pouvoir écrire facilement des livres qui rencontrent leurs lecteurs. Mais encore faut-il y investir du talent, du travail et du savoir-faire.

Une phrase

« A en croire quelques énervés qui s’exprimaient sur les réseaux sociaux, J.-J. Navalo avait la sensibilité d’un bloc de granit. Jamais abattu ni cafardeux. Le désir ardent de survivre aux aléas d’une carrière politique. Progressiste mais pessimiste, il abaissait sur le monde des yeux durs. Navalo pensait que la nature humaine est la somme du tigre et du perroquet. » (page 155)

L'auteur

Il se présente comme un cancre diplômé tout en se vantant d’être l’un des derniers français non bacheliers. Aux éditions du Passage, il a déjà publié 7 livres.

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