Le jour où je suis devenue Chanteuse Black

Une magnifique performance de chanteuse et de comédienne, qui méritait un plus bel écrin
De
Caroline Devismes et Thomas le Douarec
Durée : 1h20
Mise en scène
Thomas le Douarec
Avec
Caroline Devismes, Alex Anglio, Mehdi Bourayou et Stéphane Balny ou Odile Huleux ou Dominique Dorel
Notre recommandation
2/5

Infos & réservation

Café de la Gare
40 rue Vieille du Temple
75014
Paris
01 42 78 52 51

Thème

  • Le jour où je suis devenue chanteuse Black raconte l’histoire vraie de Caroline Devismes, originaire du Pas de Calais. A 8 ans, sa mère lui livre un terrible secret familial : ses origines afro-américaines et un grand-père noir qui vit au Texas. Lequel invite bientôt toute la famille chez lui, à Dallas.
  • Le coup de foudre est réciproque entre le grand-père et sa petite fille, qui entreprend devenir une chanteuse black. La pièce raconte son parcours.

Points forts

  • Il faut dire tout d‘abord que Caroline Devismes parvient à merveille à devenir la “chanteuse black“ de ses rêves. Fermez les yeux, et vous oublierez que c’est une grande blonde à la peau claire. Car à l’intérieur, c’est une vraie âme soul qui respire et anime sa performance de “show-runneuse“ à l’américaine.
  • Aussi à l’aise pour chanter, danser ou jouer la comédie, Caroline Desvimes nous livre un très beau numéro et, grâce à la qualité de son interprétation, nous fait croire en son histoire, portée par une bande son impeccable estampillée Tamla Motown : Les Jackson Five et Michael Jackson, Marvin Gaye, Dianna Ross, Gloria Gaynor, Donna Summer … 
  • De chanson en chanson, la première partie du spectacle passe agréablement, ensuite, hélas, cela se gâte.

Quelques réserves

  • Malheureusement, la prestation bluffante de Caroline Devismes ne cache pas toutes les imperfections qui accompagnent le spectacle et finissent par le plomber.
  • Progressivement en effet, le texte, trop plat, prend de plus en plus de place et le charme soudain n’opère plus. La partie sur la quête d’identité en fin de spectacle est même carrément laborieuse.
  • La mise en scène est digne d’un mauvais café-théâtre. On a connu Thomas le Douraec bien plus inspiré dans Le portrait de Dorian Gray, toujours à l’affiche, également avec Carmine Devismes.
  • Le batteur joue bien la comédie mais n’a qu’une pratique limitée de son instrument, le pianiste chante remarquablement mais se révèle un bien piètre acteur et l’on n’entend pas assez son piano, dommage car l’idée de ce spectacle assez inclassable était bonne.

Encore un mot...

« Une seule goutte de sang et vous êtes noire », c’est la « one drop rule », véritable mantra de  Claude Odell Dabbs, le grand-père noir de Caroline Desvimes.

Une phrase

« En quoi le fait d’avoir des origines afro-américaines constitue-t-il un « terrible secret familial ? »
CAROLINE : « Ce qui est terrible, c’est que la famille, et en particulier ma grand-mère maternelle, a fait de ces origines un secret ! En cachant ma mère à la campagne et en lui faisant croire qu’elle était orpheline et que son père était un soldat suédois mort au combat ! »

L'auteur

  • Caroline Desvimes est comédienne, chanteuse, danseuse, musicienne. Elle poursuit une brillante carrière sur les planches depuis 25 ans avec des spectacles comme Les années twist ou La fièvre des années 80 pour la Compagnie Roger Louret. Elle enchaîne avec des comédies musicales (Les 10 commandements ou Les enfants de l’Olympia). Elle devient ensuite la dernière meneuse de revue au Folies Bergère, puis entame en 2011 un virage plus théâtral et joue dans Les ambitieux, L’idiot ou Le Misanthrope.
  • Thomas le Douarec est acteur, metteur en scène. Eclectique, avec une centaine de productions à son actif, il est aussi à l’aise dans les tragédies que dans les comédies et a touché à tout : théâtre classique et moderne, concert, danse, cirque, comédie musicale, café-théâtre, one-man-show.

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