Weber à vif

La saga musicale et poétique de trois grands de la scène
De
Tom Stoppard, Edmond Rostand, Paul Claudel, Maïakowsky, Jacques Weber, Marguerite Duras, Frida Khalo, Victor Hugo, Raymond Devos, Anton Tchékhov, Pierre Corneille, Antonin Artaud
Durée : 1h15
Avec
Jacques Weber, Pascal Contet, Greg Zlap
Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

La Scala Paris
13 boulevard de Strasbourg
75010
Paris
01 40 03 44 30
Du 8 au 16 mars et du 11 au 30 avril, du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 15h

Thème

  • Jacques Weber a choisi de monter un spectacle qui rend hommage à quelques grands écrivains et à une sélection de textes magnifiques de différente époques, qu’il interprète en trio avec deux musiciens, un accordéoniste, Pascal Contet et un harmoniciste, Zlap, avec lesquels il partage la scène.
  • Wéber ajoute aux auteurs qu’il interprète des pensées plus personnelles sur leurs textes, mais aussi sur la langue française ou sur ses expériences théâtrales.
  • A eux trois ils proposent un spectacle musical où littérature et musique se complètent et se répondent dans une recherche de complicité où la voix de Jacques Wéber prend le pas sur les deux autres instruments.

Points forts

  • Jacques Weber a choisi de dire ces grands textes de la littérature en les parsemant de confidences, ajoutant un peu de légèreté et de drôlerie à la partition.
  • Alors que bon nombres de spectacles actuels pâtissent de la faiblesse des textes qui sont censés les porter, Wéber à vif s’appuie sur de magnifiques textes littéraires, dont la plupart, hormis le sketch de Raymond Devos, n’ont pas été écrits pour la scène. Ils trouvent ici une seconde vie et une belle exposition.
  • Avec Weber à vif, on retrouve la qualité d’interprétation de ce monstre sacré du théâtre, impeccable pour faire vivre ces textes plus ou moins connus mais tous admirables dans leur diversité et leur richesse.

Quelques réserves

  • Le pari est ardu, de mêler textes et musique pour en faire un spectacle total. Il n’est pas totalement gagné car l’un et l’autre peinent à se fondre dans le même ensemble. Ils se répondent et s’enrichissent mais si le désir de complicité entre les trois interprètes est bien réel, ils coexistent sans pour autant réussir à s’unir totalement.

Encore un mot...

  • Jacques Weber n’est pas Fabrice Lucchini … et c’est tant mieux !
  • On peut apprécier les performances du second tout en regrettant un certain « cabotinage ». On ne peut qu’aimer la performance du premier qui sait s’effacer derrière des textes superbes pour mieux les mettre en valeur.

Une phrase

Non, merci. Dédier, comme tous ils le font,
Des vers aux financiers ? Se changer en bouffon
Dans l’espoir vil de voir, aux lèvres d’un ministre,
Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?
Non, merci. 

Edmond Rostand dans Cyrano  de Bergerac

L'auteur

  • Jacques Weber a 73 ans. Sa carrière et son cv se confondent avec les grandes heures du théâtre français : formé au Conservatoire National  d’Art dramatique de Paris, il intégra le Théâtre populaire de Reims de Robert Hossein (après avoir refusé la Comédie Française).
  • Il a joué les grands rôles, classiques ou modernes, avec le gratin des metteurs en scène.
  • Il a également mis en scène certaines des plus belles pièces du répertoire.
  • Au cinéma ou à la télévision, il a tourné avec de prestigieux metteurs en scène.
  • Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages.

Commentaires

De Beaulieu
mer 12/04/2023 - 21:44

Un très beau spectacle joué par un Weber incroyable que nous avons vu beaucoup de fois et chaque fois excellent mais là, il nous a bluffés par ses jeux de rôles, ses mimiques dans son interprétation…ses 2 musiciens et lui au diapason ! On attend le prochain spectacle mais vraiment il ne faut pas rater celui-là !!!!Grand Bravo !

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Toujours à l'affiche

Théâtre
Avant la terreur
De
Vincent Macaigne, très librement inspiré de Richard III de William Shakespeare