Zaï zaï zaï zaï

La BD brûle les planches
De
Fabcaro
Adaptation : Paul Moulin et Maïa Sandoz
Troupe : Théâtre de l’Argument
Durée : 1h


Mise en scène
Paul Moulin
Avec
lisa Bourreau, Ariane Begoon, Serge Biavan, Maxime Coggio, Christophe Danvin, Ayemeric Demargny, Jean-François Dominguez, Cyrille Labbé, Paul Moulin, Emmanuel Noblet, Maïa Sandoz, et Aurélie Verillon
Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

Théâtre de l’Atelier
Place Charles Dulin
75018
Paris
01 46 06 49 24
Jusqu’au 23 janvier, du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 17h.

Thème

• Fabrice tient la caisse d’un supermarché lorsque la caissière lui demande s’il a la carte du magasin. Il a beau fouiller ses poches, il ne la trouve pas. Arrgh ! il se souvient : il a changé de vêtement, et sa carte se trouve dans son autre pantalon.

• La caissière appelle la sécurité. Fabrice prend la fuite. En quelques heures, il devient l’ennemi public numéro 1, poursuivi par toutes les polices. Bientôt son cas divise la société toute entière !

• Ne pourrait-on pas laisser sa chance à quelqu’un qui, s’il dit vrai, en effet laissé sa carte dans son autre pantalon.

Points forts

• Le spectacle se présente comme l’enregistrement d’une fiction radiophonique en public Ce dispositif sonore fait travailler l’imaginaire en suggérant – en plus de ce qu’il donne à voir et à entendre – des lieux, des ambiances, des décors …

• À la mécanique impitoyable qui voit un homme pris dans les rouages orwelliens d’une société qui ne supporte pas la moindre déviance, répond une autre mécanique, tout aussi implacable, qui tient lieu de mise en scène.

• Le dispositif n’est pourtant pas évident : les comédiens et comédiennes sont debout derrière un pupitre équipé d’un micro, face au public. Sans se voir, ils livrent une partition millimétrée, où les transitions s’enchainent avec bonheur à un rythme endiablé, intégrant – pour rendre l’exercice encore plus périlleux – une bande son qui déroule son flow durant toute la pièce.

• Réglée comme du papier à musique, la partition des huit comédien-ne-s forme une partition tonitruante, talentueuse et inspirée, interprétant une kyrielle de personnages dans les situations les plus extrêmes.

• Le spectacle passe à toute vitesse et on en ressort avec une furieuse envie d’aller siffler sur la colline toute proche !

Quelques réserves

• Si la mise en scène et l’interprétation sont virtuoses, le texte ne réussit pas - ou trop rarement - à faire rire. La faute à un humour un peu désuet et parfois trop appuyé, plus qu’à la qualité de l’adaptation. Mais, une fois n’est pas coutume, l’essentiel n’est pas dans le texte, c’est son appropriation par la troupe qui en fait une œuvre très originale.

Encore un mot...

• Un fait divers surréaliste se transforme en critique sociale et en satire politique. Fabcaro stipendie notre mode de vie et nos habitudes de consommation pour en faire un jeu de massacre entre les mains de ces comédiens.

Une phrase

« Et comme par hasard, c’est un auteur de BD... Je te les foutrais tous dans un charter, moi, et hop ! Direction Bruxelles. »

L'auteur

• Fabrice Caro, dit Fabcaro, est un auteur de BD, mais il est aussi guitariste, chanteur, auteur-compositeur de rock. Cet éclectisme se retrouve dans son univers, mêlant poésie, burlesque et caricature.

• C’est avec Zaï zaï zaï zaï qu’il connait le succès. Il travaille actuellement à la résurrection d’un monument de la BD, Gai-Luron, le chien placide (et pas Muzo) de Gotlib.

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